Repères biographiques    

1901    Naissance de Pierre Bost à Lasalle (Gard) le 5 septembre, le deuxième d’une famille de dix enfants, mais l’aîné des trois garçons. Il est le fils de Charles Bost, pasteur et historien de renom, spécialiste de l’histoire protestante.

1916    Naissance de Jacques-Laurent Bost, le cadet de la famille, au Havre le 6 mai. Ancien étudiant de philosophie de Jean-Paul Sartre au Havre, il sera par la suite l’un des plus proches compagnons de Sartre et de Simone de Beauvoir. Jacques-Laurent Bost fera paraître, en 1946, un roman autobiographique, Le dernier des métiers.

1919 (environ)   Pierre Bost s’installe à Paris. Il est l’élève d’Alain au lycée Henri IV, qui deviendra et restera un maître pour lui. Passe les vacances chez ses parents au Havre.

1923    Le 31 octobre, il fait jouer sa première pièce (une comédie en quatre actes), L’imbécile, au Théâtre du Vieux-Colombier. Dans un compte rendu à La Revue hebdomadaire, François Mauriac écrit : « Il est admirable qu’à vingt-deux ans, M. Pierre Bost ait la connaissance d’une vérité si amère ».

1924    Il publie aux éditions Fast un premier roman, Homicide par imprudence, et, en décembre, aux éditions de la Nouvelle Revue française, un premier recueil de nouvelles, Hercule et Mademoiselle. Homicide par imprudence est dédié à Jean-Antoine Pourtier, Emmanuel Robin (le futur romancier d’Accusé, lève-toi, 1929 ; Robin dédiera son roman à Pierre Bost) et Emmanuel Signoret. L’ouvrage obtient le Prix des amis des lettres françaises.

1925    Mariage le 25 avril 1925 à Paris avec Odette Audibert, une cousine. Du même âge que son mari, elle est née le 26 juin 1901 à Rimiez (Nice). En octobre, il publie, aux éditions de la Nouvelle Revue française, Prétextat, roman dédié « À mes parents ». Pierre Bost tient la chronique « Concluons… » dans La Gazette du Franc. Collaboration au journal Le Soir (Paris-Soir à partir de 1928).

1926    Il publie aux éditions de la Nouvelle Revue française le roman Crise de croissance, dédié à sa femme, et Voyage de l’esclave, aux éditions Chez Marcelle Lesage dans la collection « La folie du sage ». Le 1er septembre, il fait jouer une deuxième pièce de théâtre, Deux paires d’amis (une comédie en trois actes), à la Comédie des Champs-Élysées (Théâtre Louis Jouvet). Cette pièce sera publiée dans le numéro de janvier 1927 de La Revue hebdomadaire. À partir de cette date environ, Pierre Bost fréquente les « Dîners des moins de trente ans » (sous la présidence de Pol Rab), auxquels participent de nombreux écrivains, notamment ses amis André Beucler et Emmanuel Bove.

1927    Il publie À la porte. L’ouvrage, paru au Sans Pareil dans la collection « Le conciliabule des trente », est composé d’une présentation de Pierre Bost par Louis Martin-Chauffier, directeur de la collection ; d’une longue préface de Pierre Bost, « où l’on a voulu considérer les œuvres des écrivains jeunes, les règles de la prose et l’obéissance qu’on leur doit, les erreurs de l’âge ingrat et l’apprentissage du style » ; d’une longue nouvelle de Pierre Bost intitulée « À la porte ». Le 15 septembre, il commence à tenir un journal (auquel il sera fidèle jusqu’au 12 juillet 1929) : « Pourquoi le 15 septembre 1927 ? Il fallait commencer un jour. Je reculais depuis trop longtemps, sans aucune raison ; il me manquait surtout un cahier, le voici. » Le 10 décembre, il inaugure, dans La Revue hebdomadaire, sa chronique « Promenades et spectacles », qui paraîtra pendant plusieurs années. Il y annonce qu’il traitera du cirque, du music-hall, des cafés-concerts, du cinéma, des spectacles de la rue. (Ce premier article est reproduit dans la section « Lire une chronique  ».)

1928    En juin, il publie, aux éditions de la Nouvelle Revue française, le roman Faillite. Publication, dans la collection « Le cinéma romanesque » aux éditions Gallimard, de La Passion et la mort de Jeanne d’Arc, d’après le film de Dreyer. L’ouvrage comporte des préfaces de Valentine Hugo, Jean Cocteau, Jacques de Lacretelle et Paul Morand. Pierre Bost tient la chronique « Vues de Paris » dans Le Journal du Havre et la chronique « Cette semaine… » dans Les Nouvelles Littéraires.

1929    Chronique « Spectacles gratuits » dans Gringoire.

1930    Publication de quatre ouvrages. En mars, un recueil de nouvelles aux éditions de la Nouvelle Revue française, Anaïs. En août, un « roman humoristique » aux éditions de la Nouvelle Revue critique, Mesdames et messieurs. Il s’agit du 56e volume de la collection « Les maîtres du roman ». Enfin, paraissent Briançon (éditions Dardelet, à Grenoble), qui comporte dix aquarelles de madame Edmond Bost, une tante paternelle de Pierre Bost, et Photographies modernes (éditions Calavas), ouvrage présenté par Pierre Bost. Durant les années 1930, il sera lecteur chez Gallimard.

1931    Il publie, en janvier, Le cirque et le music-hall aux éditions Au Sans Pareil, quatrième titre de la collection « Les manifestations de l’esprit contemporain ». L’ouvrage est illustré par G. Annenkoff. Il publie aux éditions Gallimard Le scandale, roman dédié à Jean Laubier. Le roman obtient le Prix Interallié. Publication de Mazel, Abraham, et Marion, Élie. — Mémoires inédits (éd. Fi). Collaboration à la revue Notre temps.

1932    Double publication chez Gallimard : un recueil de nouvelles, Faux numéros, et, en juin, un roman, Porte-Malheur. Gaston Gallimard fonde la revue de gauche Marianne, dont le directeur est Emmanuel Berl et le rédacteur en chef Pierre Bost. Il tient les chroniques de cinéma, de théâtre et de sport.

1934    Chronique « Le cinéma » dans Les Annales politiques et littéraires.

1935    Il publie un recueil de nouvelles, Un grand personnage. L’ouvrage paraît dans la collection « La renaissance de la nouvelle », dirigée par Paul Morand chez Gallimard. Pierre Bost tient les chroniques « Le théâtre » et « Le cinéma » dans Vendredi.

1936    Pierre Bost fait paraître une nouvelle édition d’Homicide par imprudence chez Gallimard.

1937    Plusieurs articles littéraires dans Vendredi.

1939    Écrit les dialogues d’un film d’Albert Valentin, L’héritier des Mondésir, avec Fernandel. Le scénario est rédigé par Jean Aurenche et Lucien Guidice. Il s’agit de la première collaboration de Pierre Bost au cinéma. À partir de cette date, Bost écrira pour le cinéma jusqu’à la fin de sa vie.

1940    Le 19 juin, il est fait prisonnier par les Allemands.

1941    Le 30 juin, il est libéré par les Allemands, réformé pour des raisons de santé.

1943    Nouvelle collaboration de Pierre Bost avec Jean Aurenche pour le film Douce de Claude Autant-Lara. Dorénavant, Bost écrira scénarios et dialogues la plupart du temps avec Aurenche. Ils écriront notamment dix-sept scénarios pour Autant-Lara et plusieurs films pour René Clément et Jean Delannoy. (Voir filmographie complète dans la section « Cinéma ».)

1945    Il publie, sous le pseudonyme de Vivarais, le récit patriotique La Haute-Fourche aux éditions de Minuit. Deux publications en octobre : le roman Monsieur Ladmiral va bientôt mourir, chez Gallimard, et des notes de captivité, Un an dans le tiroir, dans la collection « Les essais » chez Gallimard. Ces notes ont d’abord paru dans le numéro 6 de la revue La Nef en mai. Il s’agit des derniers livres de Pierre Bost.

1946    Scénarise trois films avec Aurenche et écrit les dialogues d’un quatrième.

1950    Décennie la plus fructueuse au cinéma : Pierre Bost collabore à plus d’une vingtaine de films.

1960 (environ) Pendant plusieurs années, Pierre Bost est rédacteur au Sénat, tout en poursuivant son travail pour le cinéma.

1973    Première collaboration de Pierre Bost et Jean Aurenche avec Bertrand Tavernier pour le film L’horloger de Saint-Paul. Tavernier réalisera en 1976 Le juge et l’assassin, d’après une idée de Pierre Bost et, en 1984, Un dimanche à la campagne, une adaptation du roman Monsieur Ladmiral va bientôt mourir.

1974    Décès d’Odette Audibert le 22 mai à Paris.

1975    Décès de Pierre Bost le 6 décembre à Paris.