Etude historique: methodologie de realisation/historical study

 

Étude historique

Méthodologie de réalisation

 

Page d'accueil André Côté

 

«Chaque époque se choisit un passé, en puisant dans le trésor collectif, chaque existence nouvelle transfigure l'héritage qu'elle a reçu, en lui donnant un autre avenir et en lui rendant une autre signification.» Raymond Aron, Introduction à la philosohie de l'histoire, 2002, p. 125.

 Une étude historique est une construction de l'esprit (Toynbee, Histoire des civilisations), qui a principalement pour objet l'analyse de phénomènes conjoncturels et structuraux. Les phénomènes conjoncturels concernent les us et coutumes, les systèmes économiques tel le capitalisme, les modes d'échanges (troc, monnaie), les instruments de crédit (lettres de change, obligations notariales, billets promissoires), les crises économiques et démographiques (épidémies), les émotions populaires (révoltes sporadiques), les révolutions (économiques, politiques, sociales et culturelles), les guerres, les modes vestimentaires, et toute la panoplie d'activités économiques, publiques et culturelles, y incluant les relations sociales et familiales, voire même les conflits d'intérêts. Ces phénomènes couvrent généralement des périodes de moyenne durée, qui peuvent s'étendre sur des mois, sur des années, des décennies, voire même des siècles. Certains sont cycliques, en ce sens qu'ils reviennent périodiquement, tels les crises, les émotions populaires ou les guerres. Or ceux-ci vont connaître des variantes d'intensité et de forme, à chaque fois qu'on les voit apparaître dans un même environnement. D'autres auront une présence constante et séculaire, tels les us et coutumes, les modes d'échanges et les instruments de crédit; or ils vont connaître eux aussi des changements de forme périodiquement.

Les phénomènes structuraux, pour leur part, couvrent de très longues périodes, pouvant s'étendre sur des millénaires, sans connaître véritablement de changement. Ils sont en quelque sorte immobiles. Ce sont les structures agraires tel le régime seigneurial; les techniques agraires inventées au néolithique ( VIIe millénaire avant notre ère) et qui vont durer jusqu'au XXe siècle; les grandes religions de la planète (hindouisme, bouddhisme, zoroastrisme, judaïsme, christianisme, islam); les cellules familiales (formation, évolution, terme) qui ont atteint leur pérennité au troisième millénaire avant notre ère, selon les anthropologues; les régimes alimentaires avec leurs trois denrées dominantes, soit le blé pour l'Occident, le maïs pour les populations pré-colombiennes (Aztèques, Mayas, Incas), et le riz pour les populations de l'Extrême-Orient; enfin, l'habitat, typique pour chacune des quelque 31 civilisations qui ont existé jusqu'ici sur la planète. De tels phénomènes se situent si profondément à l'intérieur des êtres humains qu'ils font partie de leur vie quotidienne sans être remis en question.

On peut dire aussi que les humains perçoivent davantage les phénomènes conjoncturels que structuraux. Ceux-ci étant plus concrets laissent également davantage de traces, c'est-à-dire d'informations, pour les chercheurs. Il n'est guère facile, par exemple, d'étudier l'histoire de l'alimentation populaire, car ce phénomène, faisant partie de la vie courante, a rarement été consigné. Par contre, une guerre ou une crise économique attire l'attention des populations, et par voie de conséquence, d'observateurs qui seront portés à en faire le récit. Qu'on pense ici aux historiens de la Grèce ancienne ou de la Rome antique qui nous ont laissé des textes particulièrement intéressants sur ces questions.

Ces phénomènes sont donc complexes. On ne peut en faire l'analyse sur la base de l'improvisation, au gré de son humeur. Aussi, une méthodologie rigoureuse élaborée par l'école française des Annales à compter des années 1930, avec pour tenants les Marc Bloch, Lucien Febvre, Fernand Braudel, Pierre Goubert et Emmanuel Le Roy Ladurie (pour n'en citer que quelques-uns), doit-elle être suivie à toutes les étapes du travail, et ce, depuis le début jusqu'à la fin de la rédaction. On ne naît point historien. On le devient par un travail assidu, méthodique, structuré, et réparti sur plusieurs années. Pour atteindre cet objectif, on vous recommande de faire appel à un chercheur chevronné, qui prendra le temps de vous guider dans votre cheminement culturel.

L'objet de ce texte est de présenter sommairement les phases qu'on retrouve dans la réalisation d'une étude historique de phénomènes conjoncturels ou structuraux. Ces phases sont au nombre de quatre, et peuvent être énoncés comme suit: 1) problématique, 2) recherche, 3) plan de travail, 4) rédaction. Le chercheur qui supervisera votre recherche devrait vous guider à chacune des étapes. N'hésitez donc pas à le rencontrer aussi souvent que nécessaire.

 

Phase 1: problématique

Une problématique est un cheminement culturel qu'on se propose de suivre lors de la réalisation d'une activité intellectuelle.

Il s'agit ainsi de se trouver d'abord un sujet de recherche qui est à sa mesure, et réaliste, en ce sens qu'il pourra être réalisé à l'intérieur du temps dont on dispose. Éviter les sujets trop vastes et hors de sa portée. La modestie est la clef du succès.

Puis, une fois qu'on a établi son sujet de recherche, on se demande: que va-t-on étudier dans ce sujet? Quels sont les principaux thèmes qu'on va retenir pour fins d'analyse? Selon sa philosophie de l'histoire et sa culture, les thèmes peuvent varier. On en retient donc quelques-uns.

Exemple: on veut travailler sur le phénomène des relations sociales et matrimoniales. Les thèmes retenus pourront être les suivants: origine sociale des futurs conjoints, origine géographique de ceux-ci, leur instruction, leurs biens lors de la formation de la cellule conjugale, les années de mariage, les périodes de l'année où sont formés les mariages. Ces thèmes feront l'objet d'un texte écrit pouvant avoir une ou quelques pages. Pour avoir une idée d'un texte écrit, vous pouvez vous référer au fichier de notre site concernant les Gens d'affaires en Nouvelle-France. Nous y expliquons la problématique de notre recherche.

 

Phase 2: recherche

On doit faire sa recherche en fonction de sa problématique.À cet égard, on devra accepter de mettre de côté des sources d'information qui n'ont pas de lien direct avec la problématique retenue. Ce sera certes difficile, car tout est intéressant en soi. Or, on devra vivre avec sa problématique.

Comment fait-on une recherche historique? En quatre temps que voici:

a) On constitue son corpus documentaire en consultant des études (volumes, articles), des instruments de recherche, des sources imprimées, et bien sûr, des sources originales conservées dans des dépôts d'archives publiques ou privées. Les nouvelles technologies permettent de repérer rapidement certaines informations, mais pas encore l'ensemble de l'information.

On voit ici qu'il sera facile et tentant de s'éloigner de sa problématique, quelques jours, voire quelques semaines, en se disant qu'on aura bien le temps d'y revenir. Or justement, on n'aura pas ce temps à sa disposition, car les mécanismes universitaires mis en place pour encadrer la recherche n'allouent point de temps au tourisme culturel. Bref, on doit éviter de se perdre dans l'espace-temps, pour ne retenir que l'information pertinente à sa problématique.

b) On regroupe l'information en fonction de sa problématique, c'est-à-dire eu égard aux thèmes retenus pour fins d'analyse. Dans l'exemple précédent, on a retenu comme premier thème: l'origine sociale des futurs conjoints. C'est ce genre d'informations qu'on doit regrouper ensemble. On établit ainsi une liste de professions, puis, on indique le nombre de personnes qui exercent chacune d'elles. On constate qu'il y a des nuances qu'on ne pourra point aborder ici.

c) On fait un bilan périodique de son information pour savoir si celle-ci permet d'analyser adéquatement les thèmes retenus. On pourrait recommander un bilan mensuel au niveau d'une maîtrise, et trimestriel, au niveau d'un doctorat. Si on constate qu'un thème peut difficilement être analysé, faute d'information suffisante, on le mettra de côté. On pourra le remplacer par un nouveau thème qu'on a perçu dans sa recherche. Il arrive aussi que l'information retrouvée permette de développer un thème davantage que prévu. À ce moment-là, il peut être opportun d'en faire l'analyse, telle que le permet l'information, modifiant ainsi légèrement la problématique. Retenir qu'il faut contrôler sa démarche, et savoir où on se situe dans l'élaboration de ses données. Prévoir aussi des ajustements dans sa problématique. Un chercheur fait oeuvre de création. D'où retouches et ajustements presque inévitables.

d) On fait la synthèse de son information. D'où confection de tableaux, de graphiques et de cartes. Quand c'est possible, on disposera son information également sur des cadastres.

Phase 3: plan de travail

Il s'agit d' élaborer la structure de son travail, en une page environ. La formule est la même, qu'on soit au niveau de la maîtrise ou du doctorat. Elle comprend une introduction, un corpus qui regroupe chaque thème, et une conclusion.

Exemple:

Introduction

Chapitre I. Intitulé du premier thème

Chapitre II. Intitulé du second thème

Chapitre III. Intitulé du troisième thème

Conclusion

Au niveau d'une maîtrise, on recommande trois chapitres. Par contre, au niveau du doctorat, on pourra avoir des parties, à l'intérieur desquelles se retrouveront des chapitres.

Phase 4: rédaction

La rédaction comprend deux temps, d'abord la confection d'un plan détaillé, ensuite l'écriture du texte.

a) Confection d'un plan détaillé

La plupart des étudiants ignorent cette phase, pourtant essentielle. Elle consiste à disposer sous forme schématique la matière qu'on veut traiter. Les schémas qui vont être constitués sont l'équivalent d'esquisses que réalisent les architectes, les ingénieurs, les littéraires ou les artistes. Ils permettent de structurer la matière avec cohérence, d'articuler celle-ci, de sorte qu'une logique et un fil conducteur apparaîtront graduellement. On confectionne le plan détaillé par étape, au fur et à mesure que se fait la rédaction. On commence donc par l'introduction.

Introduction générale

À ce niveau, on se demande: quelles sont les idées qui devront faire partie de l'introduction? On doit savoir que l'introduction d'un texte historique comporte quatre éléments qu'on peut énoncer comme suit: 1) état de question qui consiste à situer le sujet dans le temps et dans l'espace, 2) énoncé et présentation de la problématique, 3) présentation du plan général, 4) énoncé des principales sources documentaires. Les informations qu'on met dans chacun de ces éléments vont constituer les schémas auxquels on faisait allusion plus haut. On aura ainsi quatre schémas constituant l'introduction. À partir de ce moment-là, on est prêt à écrire l'introduction.

Le texte qui s'en suivra sera compréhensible pour toute personne cultivée, qui vous connaît ou qui ne vous connaît point. Cette personne pourra demeurer dans votre ville ou aux confins de la planète (si le texte est diffusé sur Internet), et elle comprendra ce que vous écrivez. Si elle ne connaît point le lieu où se déroule votre récit, elle pourra se référer à une carte que vous lui présenterez à la fin de votre travail ou à un Atlas universel qu'elle acquerra.

Maintenant, osons imaginer la teneur d'une introduction faite sans plan détaillé au préalable, c'est-à-dire sans structure, sans logique, sans fil conducteur. Dès le départ, le lecteur est perdu dans l'espace-temps; il cesse rapidement de vous lire. Sur Internet, c'est peut-être sans grande conséquence pour vous; mais s'il s'agit de votre professeur de maîtrise ou de doctorat, c'est une autre affaire.

Chapitres

Une fois l'introduction rédigée, on fait le même processus pour le premier chapitre. On commence par confectionner le plan détaillé de la matière. Vous vous demandez alors: quelles sont les idées qui peuvent être développées à propos du thème retenu comme titre de chapitre? Or rien n'est évident au point de départ. Pour le savoir, on recommande une analyse des tableaux-synthèse, des graphiques, des cartes et des cadastres ayant pu être constitués à propos de ce chapitre. Puis, on relit attentivement sa documentation. En faisant ces deux opérations, on fait des esquisses d'idées pouvant se rapporter à la matière en question. Ensuite, on ne travaille que sur les idées en essayant de les ordonner selon une logique. Une fois qu'on les a ordonnées, on met de l'information dans chacune d'elles, sur la base de qui? que? quoi? comment? On dispose ensuite l'information, selon une logique. Chaque idée ( ou schéma) constituera un paragraphe. Voilà pour le corpus du chapitre.

Un corpus doit avoir un cadre, c'est-à-dire une introduction et une conclusion qui puissent situer le lecteur dans votre démarche intellectuelle. On fait alors un plan de l'introduction : un paragraphe où on présente la matière qui sera développée et la division de la matière. Ensuite, on fait un plan de la conclusion du chapitre: également un paragraphe qui sera un rappel des grandes idées abordées dans le chapitre.

Bref, confection d'un plan détaillé pour l'introduction du chapitre, le corpus du chapitre et la conclusion du chapitre.

À partir de ce moment, on peut rédiger le chapitre. Le texte sera intelligible, puisqu'il aura été au préalable structuré et articulé. Un fil conducteur permettra au lecteur de suivre votre démarche.

On doit répéter ce processus au niveau de chacun des autres chapitres. Faire le plan détaillé d'un chapitre peut exiger deux jours de travail au niveau d'un Mémoire de maîtrise, et une semaine complète dans le cas d'une thèse de doctorat. C'est le prix de la rigueur.

Imaginons maintenant quelqu'un qui rédigerait un chapitre de 25 à 30 pages sans avoir fait, au préalable, de plan détaillé. Qu'en serait-il de la structure, de l'articulation, du fil conducteur, et par voie de conséquence, de la compréhension du texte? Le but de la recherche historique n'est-il pas d'écrire des textes compréhensibles et intéressants? D'où une méthodologie rigoureuse, depuis l'établissement de la problématique jusqu'à la rédaction finale.

Conclusion générale

Cette partie du travail comporte deux volets principalement: un bilan de la matière analysée et un énoncé de pespectives d'avenir sur un tel sujet.

Premier volet: rappel des thèmes analysés. Faire deux ou trois schémas.

Deuxième volet: que pourrions-nous analyser avec plus de documentation? Faire deux ou trois schémas.

b) Écriture du texte

L'écriture constitue l'étape ultime que franchit le chercheur. C'est par ce moyen qu'on entre en contact avec le lecteur. D'où l'attention qu'on doit également apporter à cette phase du travail.

Le texte est présenté sous forme d'idées dont chacune formera un paragraphe d'une demi-page à une page au maximum. Éviter les paragraphes d'une seule phrase ou plus d'une page. Ils créent un manque d'intérêt chez le lecteur, d'une part, en raison du peu de développement des idées, de l'autre, en raison d'un excès de développement. Idéalement, un paragraphe aura entre une demi-page et trois-quarts de page. Le contenu du texte devrait illustrer l'objectivité de son auteur. Se rappeler aussi qu'un chercheur est un analyste, non pas un juge. On s'attend donc à ce qu'il explique le mieux possible les phénomènes historiques retenus.

Le texte doit être rédigé en une langue (française ici) correcte. Dans un texte historique, on porte attention aux concordances de temps. On utilise généralement le temps passé, l'imparfait , puis, le temps présent. Bref, on conduit lentement le lecteur vers la période étudiée, puis, une fois qu'il y est rendu, on peut utiliser le temps présent. On essaye aussi de varier le temps des verbes, sans insister sur l'un ou sur l'autre. Tout est question de nuances. Éviter à tout prix les erreurs grammaticales ou de construction de phrases, ainsi que les répétitions de mots ou d'expressions. Elles illustrent souvent le peu d'intérêt qu'on porte à un travail.

On évitera de faire un usage fréquent des verbes être et avoir. Ces vocables ennuient le lecteur. On doit s'efforcer de trouver le verbe qui illustrera le mieux l'idée qu'on veut développer. On évitera aussi les adverbes, les adjectifs excentriques, tels magnifiques, grandioses, extraordinaires, et l'expression <<unique au monde>>. Ne pas hésiter à chercher des mots dans son dictionnaire et sa grammaire. Un de mes maîtres, excellent en français, m'a dit un jour qu'il vérifiait tous les mots qu'il écrivait, dans un dictionnaire ou une grammaire. On recommande de lire de bons ouvrages sur son sujet, et de porter attention aux structures de phrases, au vocabulaire et aux expressions.

Le temps requis pour écrire une page varie d'un auteur à l'autre. Or d'après mon expérience, on écrira en moyenne une page par jour. Ainsi, notre thèse de doctorat en histoire socio-économique de la Nouvelle-France qui a 704 pages aura exigé plusieurs jours de travail.

Exemple de structure d'un travail:

Page-titre

Table des matières

Introduction générale

Corpus : ce sont les chapitres/parties

Conclusion générale

Bibliographie

Tableaux et graphiques

Cartes et cadastres


Lectures complémentaires

Aron, Raymond. Introduction à la philosophie de l'histoire. Paris, Gallimard, 2002. 525p.

Barraclough, Geoffrey. Tendances actuelles de l'histoire. Paris, Flammarion, 1994. 342p.

Bloch, Marc. Apologie pour l'histoire ou métier d'historien. Paris, Colin, 2002. 159p.

Bourdé, Guy et Hervey Martin. Les écoles historiques. Paris, Seuil, 1983. 341p.

Braudel, Fernand. Écrits sur l'histoire. Paris, Flammarion, 1986 et 1994. 2 vol.

Braudel, Fernand. Grammaire des civilisations. Paris, Flammarion, 1993. 625p.

Burguière, André, Christiane Klapisch-Zuber, Martine Segalen et Françoise Zonabend. Histoire de la famille. Paris, Colin, 1994. 3 vol.

Daix, Pierre. Braudel. Paris, Flammarion, 2001. 565 p. Collection Grandes biographies. Voir notre compte rendu

Dumoulin, Olivier. Marc Bloch. Paris, Presses de Sciences PO, 2000. 330p.

Farge, Arlette. Le goût de l'archive. Paris, Seuil, 1989. 152p.

Febvre, Lucien. Combats pour l'histoire. Paris, Colin, 1965. 458p.

Fink, Carole. Marc Bloch, Une vie au service de l'histoire. Traduit de l'anglais par Pierre Janin avec la collaboration de l'auteur. Presses universitaires de Lyon, 1997. 313p. Voir notre compte rendu

Goubert, Pierre. Cent mille provinciaux au XVIIe siècle. Beauvais et le Beauvaisis, de 1600 à 1730. Paris, Flammarion, 1968. 439p.

Huntington, Samuel P. Le choc des civilisations. Paris, Odile Jacob, 2001. 402p. Traduit de l'anglais. L'auteur analyse les civilisations actuelles de la planète, puis donne une idée du destin que pourront connaître ces civilisations au cours des 20 prochaines années. Il entrevoit notamment un conflit entre l'Islam et la civilisation occidentale.

Le Goff, Jacques. Histoire et mémoire. Paris, Gallimard, 1995. 409p.

Le Goff, Jacques. La nouvelle histoire. Bruxelles, Éditions Complexe, 1990. 334p.

Le Roy Ladurie, Emmanuel. Le territoire de l'historien. Paris, Gallimard, 1985. 544p.

Marrou, Henri-Irénée. De la connaissance historique. Paris, Seuil, 1975. 317p.

Prost, Antoine. Douze leçons sur l'histoire. Paris, Seuil, 2001. 333p.

Toynbee, Arnold. L'histoire. Paris, Payot, 1996. 689p. Étude sur les grandes civilisations de la planète, depuis le IVe millénaire avant notre ère jusqu'au XXe siècle. L'auteur évalue à 31 le nombre de civilisations qui ont existé sur la planète pendant cette période. Or, de ce nombre, cinq seulement existent de nos jours. D'où les questions: comment expliquer le phénomène de disparition des civilisations? Quels sont les phénomènes structuraux pouvant expliquer la naissance, l'évolution et la décadence des civilisations? Où en est la civilisation occidentale dans ce lent processus?

Weber, Max. L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme. Paris, Flammarion, 2001. 394p. Traduit de l'allemand. L'auteur explique l'évolution du capitalisme en lien avec la morale et l'ascèse protestantes qui valorisent le travail par l'exercice d'un métier.

 

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