Une étude historique
est une construction de l'esprit (Toynbee, Histoire des civilisations), qui a principalement pour objet l'analyse de phénomènes
conjoncturels et structuraux. Les phénomènes conjoncturels concernent les us et coutumes, les
systèmes économiques tel le capitalisme, les modes
d'échanges (troc, monnaie), les instruments de crédit
(lettres de change, obligations notariales, billets promissoires),
les crises économiques et démographiques (épidémies),
les émotions populaires (révoltes sporadiques),
les révolutions (économiques, politiques, sociales
et culturelles), les guerres, les modes vestimentaires, et toute
la panoplie d'activités économiques, publiques
et culturelles, y incluant les relations sociales et familiales,
voire même les conflits d'intérêts. Ces phénomènes
couvrent généralement des périodes de moyenne
durée, qui peuvent s'étendre sur des mois, sur
des années, des décennies, voire même des
siècles. Certains sont cycliques, en ce sens qu'ils reviennent
périodiquement, tels les crises, les émotions populaires
ou les guerres. Or ceux-ci vont connaître des variantes
d'intensité et de forme, à chaque fois qu'on les
voit apparaître dans un même environnement. D'autres
auront une présence constante et séculaire, tels
les us et coutumes, les modes d'échanges et les instruments
de crédit; or ils vont connaître eux aussi des changements
de forme périodiquement.
Les phénomènes
structuraux, pour leur
part, couvrent de très longues périodes, pouvant
s'étendre sur des millénaires, sans connaître
véritablement de changement. Ils sont en quelque sorte
immobiles. Ce sont les structures agraires tel le régime
seigneurial; les techniques agraires inventées au néolithique
( VIIe millénaire avant notre ère) et qui vont
durer jusqu'au XXe siècle; les grandes religions de la
planète (hindouisme, bouddhisme, zoroastrisme, judaïsme,
christianisme, islam); les cellules familiales (formation, évolution,
terme) qui ont atteint leur pérennité au troisième
millénaire avant notre ère, selon les anthropologues;
les régimes alimentaires avec leurs trois denrées
dominantes, soit le blé pour l'Occident, le maïs
pour les populations pré-colombiennes (Aztèques,
Mayas, Incas), et le riz pour les populations de l'Extrême-Orient;
enfin, l'habitat, typique pour chacune des quelque 31 civilisations
qui ont existé jusqu'ici sur la planète. De tels
phénomènes se situent si profondément à
l'intérieur des êtres humains qu'ils font partie
de leur vie quotidienne sans être remis en question.
On peut dire aussi que les
humains perçoivent davantage les phénomènes
conjoncturels que structuraux. Ceux-ci étant plus concrets
laissent également davantage de traces, c'est-à-dire
d'informations, pour les chercheurs. Il n'est guère facile,
par exemple, d'étudier l'histoire de l'alimentation populaire,
car ce phénomène, faisant partie de la vie courante,
a rarement été consigné. Par contre, une
guerre ou une crise économique attire l'attention des
populations, et par voie de conséquence, d'observateurs
qui seront portés à en faire le récit. Qu'on
pense ici aux historiens de la Grèce ancienne ou de la
Rome antique qui nous ont laissé des textes particulièrement
intéressants sur ces questions.
Ces phénomènes
sont donc complexes. On ne peut en faire l'analyse sur la base
de l'improvisation, au gré de son humeur. Aussi, une méthodologie
rigoureuse élaborée par l'école française
des Annales à compter des années 1930, avec pour
tenants les Marc Bloch, Lucien Febvre, Fernand Braudel, Pierre
Goubert et Emmanuel Le Roy Ladurie (pour n'en citer que quelques-uns),
doit-elle être suivie à toutes les étapes
du travail, et ce, depuis le début jusqu'à la fin
de la rédaction. On ne naît point historien. On
le devient par un travail assidu, méthodique, structuré,
et réparti sur plusieurs années. Pour atteindre
cet objectif, on vous recommande de faire appel à un chercheur
chevronné, qui prendra le temps de vous guider dans votre
cheminement culturel.
L'objet de ce texte est de
présenter sommairement les phases qu'on retrouve dans
la réalisation d'une étude historique de phénomènes
conjoncturels ou structuraux. Ces phases sont au nombre de quatre,
et peuvent être énoncés comme suit: 1) problématique, 2)
recherche, 3) plan de travail, 4) rédaction. Le chercheur qui supervisera votre
recherche devrait vous guider à chacune des étapes.
N'hésitez donc pas à le rencontrer aussi souvent
que nécessaire.
Phase 2: recherche
On doit faire sa recherche
en fonction de sa problématique.À cet égard,
on devra accepter de mettre de côté des sources
d'information qui n'ont pas de lien direct avec la problématique
retenue. Ce sera certes difficile, car tout est intéressant
en soi. Or, on devra vivre avec sa problématique.
Comment fait-on une recherche
historique? En quatre temps que voici:
a) On constitue son corpus
documentaire en consultant
des études (volumes, articles), des instruments de recherche,
des sources imprimées, et bien sûr, des sources
originales conservées dans des dépôts d'archives
publiques ou privées. Les nouvelles technologies permettent
de repérer rapidement certaines informations, mais pas
encore l'ensemble de l'information.
On voit ici qu'il sera facile
et tentant de s'éloigner de sa problématique, quelques
jours, voire quelques semaines, en se disant qu'on aura bien
le temps d'y revenir. Or justement, on n'aura pas ce temps à
sa disposition, car les mécanismes universitaires mis
en place pour encadrer la recherche n'allouent point de temps
au tourisme culturel. Bref, on doit éviter de se perdre
dans l'espace-temps, pour ne retenir que l'information pertinente
à sa problématique.
b) On regroupe
l'information en fonction
de sa problématique, c'est-à-dire eu égard
aux thèmes retenus pour fins d'analyse. Dans l'exemple
précédent, on a retenu comme premier thème:
l'origine sociale des futurs conjoints. C'est ce genre d'informations
qu'on doit regrouper ensemble. On établit ainsi une liste
de professions, puis, on indique le nombre de personnes qui exercent
chacune d'elles. On constate qu'il y a des nuances qu'on ne pourra
point aborder ici.
c) On fait un bilan
périodique de son
information pour savoir si celle-ci permet d'analyser adéquatement
les thèmes retenus. On pourrait recommander un bilan mensuel
au niveau d'une maîtrise, et trimestriel, au niveau d'un
doctorat. Si on constate qu'un thème peut difficilement
être analysé, faute d'information suffisante, on
le mettra de côté. On pourra le remplacer par un
nouveau thème qu'on a perçu dans sa recherche.
Il arrive aussi que l'information retrouvée permette de
développer un thème davantage que prévu.
À ce moment-là, il peut être opportun d'en
faire l'analyse, telle que le permet l'information, modifiant
ainsi légèrement la problématique. Retenir
qu'il faut contrôler sa démarche, et savoir où
on se situe dans l'élaboration de ses données.
Prévoir aussi des ajustements dans sa problématique.
Un chercheur fait oeuvre de création. D'où retouches
et ajustements presque inévitables.
d) On fait la synthèse
de son information. D'où
confection de tableaux, de graphiques et de cartes. Quand c'est
possible, on disposera son information également sur des
cadastres.
Phase 3: plan de travail
Il s'agit d' élaborer
la structure de son travail, en une page environ. La formule
est la même, qu'on soit au niveau de la maîtrise
ou du doctorat. Elle comprend une introduction, un corpus qui
regroupe chaque thème, et une conclusion.
Exemple:
Introduction
Chapitre I. Intitulé
du premier thème
Chapitre II. Intitulé
du second thème
Chapitre III. Intitulé
du troisième thème
Conclusion
Au niveau d'une maîtrise,
on recommande trois chapitres. Par contre, au niveau du doctorat,
on pourra avoir des parties, à l'intérieur desquelles
se retrouveront des chapitres.
Phase 4: rédaction
La rédaction comprend
deux temps, d'abord la confection d'un plan détaillé,
ensuite l'écriture du texte.
a) Confection d'un plan détaillé
La plupart des étudiants
ignorent cette phase, pourtant essentielle. Elle consiste à
disposer sous forme schématique la matière qu'on
veut traiter. Les schémas qui vont être constitués
sont l'équivalent d'esquisses que réalisent les
architectes, les ingénieurs, les littéraires ou
les artistes. Ils permettent de structurer la matière
avec cohérence, d'articuler celle-ci, de sorte qu'une
logique et un fil conducteur apparaîtront graduellement.
On confectionne le plan détaillé par étape,
au fur et à mesure que se fait la rédaction. On
commence donc par l'introduction.
Introduction générale
À ce niveau, on se
demande: quelles sont les idées qui devront faire partie
de l'introduction? On doit savoir que l'introduction d'un texte
historique comporte quatre éléments qu'on peut
énoncer comme suit: 1) état de question qui consiste
à situer le sujet dans le temps et dans l'espace, 2) énoncé
et présentation de la problématique, 3) présentation
du plan général, 4) énoncé des principales
sources documentaires. Les informations qu'on met dans chacun
de ces éléments vont constituer les schémas
auxquels on faisait allusion plus haut. On aura ainsi quatre
schémas constituant l'introduction. À partir de
ce moment-là, on est prêt à écrire
l'introduction.
Le texte qui s'en suivra sera
compréhensible pour toute personne cultivée, qui
vous connaît ou qui ne vous connaît point. Cette
personne pourra demeurer dans votre ville ou aux confins de la
planète (si le texte est diffusé sur Internet),
et elle comprendra ce que vous écrivez. Si elle ne connaît
point le lieu où se déroule votre récit,
elle pourra se référer à une carte que vous
lui présenterez à la fin de votre travail ou à
un Atlas universel qu'elle acquerra.
Maintenant, osons imaginer
la teneur d'une introduction faite sans plan détaillé
au préalable, c'est-à-dire sans structure, sans
logique, sans fil conducteur. Dès le départ, le
lecteur est perdu dans l'espace-temps; il cesse rapidement de
vous lire. Sur Internet, c'est peut-être sans grande conséquence
pour vous; mais s'il s'agit de votre professeur de maîtrise
ou de doctorat, c'est une autre affaire.
Chapitres
Une fois l'introduction rédigée,
on fait le même processus pour le premier chapitre. On
commence par confectionner le plan détaillé de
la matière. Vous vous demandez alors: quelles sont les
idées qui peuvent être développées
à propos du thème retenu comme titre de chapitre?
Or rien n'est évident au point de départ. Pour
le savoir, on recommande une analyse des tableaux-synthèse,
des graphiques, des cartes et des cadastres ayant pu être
constitués à propos de ce chapitre. Puis, on relit
attentivement sa documentation. En faisant ces deux opérations,
on fait des esquisses d'idées pouvant se rapporter à
la matière en question. Ensuite, on ne travaille que sur
les idées en essayant de les ordonner selon une logique.
Une fois qu'on les a ordonnées, on met de l'information
dans chacune d'elles, sur la base de qui? que? quoi? comment?
On dispose ensuite l'information, selon une logique. Chaque idée
( ou schéma) constituera un paragraphe. Voilà pour
le corpus du chapitre.
Un corpus doit avoir un cadre,
c'est-à-dire une introduction et une conclusion qui puissent
situer le lecteur dans votre démarche intellectuelle.
On fait alors un plan de l'introduction : un paragraphe où
on présente la matière qui sera développée
et la division de la matière. Ensuite, on fait un plan
de la conclusion du chapitre: également un paragraphe
qui sera un rappel des grandes idées abordées dans
le chapitre.
Bref, confection d'un plan
détaillé pour l'introduction du chapitre, le corpus
du chapitre et la conclusion du chapitre.
À partir de ce moment,
on peut rédiger le chapitre. Le texte sera intelligible,
puisqu'il aura été au préalable structuré
et articulé. Un fil conducteur permettra au lecteur de
suivre votre démarche.
On doit répéter
ce processus au niveau de chacun des autres chapitres. Faire
le plan détaillé d'un chapitre peut exiger deux
jours de travail au niveau d'un Mémoire de maîtrise,
et une semaine complète dans le cas d'une thèse
de doctorat. C'est le prix de la rigueur.
Imaginons maintenant quelqu'un
qui rédigerait un chapitre de 25 à 30 pages sans
avoir fait, au préalable, de plan détaillé.
Qu'en serait-il de la structure, de l'articulation, du fil conducteur,
et par voie de conséquence, de la compréhension
du texte? Le but de la recherche historique n'est-il pas d'écrire
des textes compréhensibles et intéressants? D'où
une méthodologie rigoureuse, depuis l'établissement
de la problématique jusqu'à la rédaction
finale.
Conclusion générale
Cette partie du travail comporte
deux volets principalement: un bilan de la matière analysée
et un énoncé de pespectives d'avenir sur un tel
sujet.
Premier volet: rappel des
thèmes analysés. Faire deux ou trois schémas.
Deuxième volet: que
pourrions-nous analyser avec plus de documentation? Faire deux
ou trois schémas.
b) Écriture du texte
L'écriture constitue
l'étape ultime que franchit le chercheur. C'est par ce
moyen qu'on entre en contact avec le lecteur. D'où l'attention
qu'on doit également apporter à cette phase du
travail.
Le texte est présenté
sous forme d'idées dont chacune formera un paragraphe
d'une demi-page à une page au maximum. Éviter les
paragraphes d'une seule phrase ou plus d'une page. Ils créent
un manque d'intérêt chez le lecteur, d'une part,
en raison du peu de développement des idées, de
l'autre, en raison d'un excès de développement.
Idéalement, un paragraphe aura entre une demi-page et
trois-quarts de page. Le contenu du texte devrait illustrer l'objectivité
de son auteur. Se rappeler aussi qu'un chercheur est un analyste,
non pas un juge. On s'attend donc à ce qu'il explique
le mieux possible les phénomènes historiques retenus.
Le texte doit être rédigé
en une langue (française ici) correcte. Dans un texte
historique, on porte attention aux concordances de temps. On
utilise généralement le temps passé, l'imparfait
, puis, le temps présent. Bref, on conduit lentement le
lecteur vers la période étudiée, puis, une
fois qu'il y est rendu, on peut utiliser le temps présent.
On essaye aussi de varier le temps des verbes, sans insister
sur l'un ou sur l'autre. Tout est question de nuances. Éviter
à tout prix les erreurs grammaticales ou de construction
de phrases, ainsi que les répétitions de mots ou
d'expressions. Elles illustrent souvent le peu d'intérêt
qu'on porte à un travail.
On évitera de faire
un usage fréquent des verbes être et avoir. Ces
vocables ennuient le lecteur. On doit s'efforcer de trouver le
verbe qui illustrera le mieux l'idée qu'on veut développer.
On évitera aussi les adverbes, les adjectifs excentriques,
tels magnifiques, grandioses, extraordinaires, et l'expression
<<unique au monde>>. Ne pas hésiter à
chercher des mots dans son dictionnaire et sa grammaire. Un de
mes maîtres, excellent en français, m'a dit un jour
qu'il vérifiait tous les mots qu'il écrivait, dans
un dictionnaire ou une grammaire. On recommande de lire de bons
ouvrages sur son sujet, et de porter attention aux structures
de phrases, au vocabulaire et aux expressions.
Le temps requis pour écrire
une page varie d'un auteur à l'autre. Or d'après
mon expérience, on écrira en moyenne une page par
jour. Ainsi, notre thèse de doctorat en histoire socio-économique
de la Nouvelle-France qui a 704 pages aura exigé plusieurs
jours de travail.
Exemple de structure d'un
travail:
Page-titre
Table des matières
Introduction générale
Corpus : ce sont les chapitres/parties
Conclusion générale
Bibliographie
Tableaux et graphiques
Cartes et cadastres
Lectures complémentaires
Aron, Raymond. Introduction à la philosophie de l'histoire. Paris, Gallimard, 2002. 525p.
Barraclough, Geoffrey. Tendances actuelles de l'histoire. Paris, Flammarion, 1994. 342p.
Bloch, Marc. Apologie pour l'histoire ou métier
d'historien. Paris, Colin, 2002. 159p.
Bourdé, Guy et Hervey
Martin. Les écoles
historiques. Paris, Seuil,
1983. 341p.
Braudel, Fernand. Écrits sur l'histoire. Paris, Flammarion, 1986 et 1994.
2 vol.
Braudel, Fernand. Grammaire des civilisations. Paris, Flammarion, 1993. 625p.
Burguière, André,
Christiane Klapisch-Zuber, Martine Segalen et Françoise
Zonabend. Histoire de
la famille. Paris, Colin,
1994. 3 vol.
Daix, Pierre. Braudel. Paris, Flammarion, 2001. 565 p. Collection Grandes biographies. Voir notre compte rendu
Dumoulin, Olivier. Marc Bloch. Paris, Presses de Sciences PO, 2000. 330p.
Farge, Arlette. Le goût de l'archive. Paris, Seuil, 1989. 152p.
Febvre, Lucien. Combats pour l'histoire. Paris, Colin, 1965. 458p.
Fink, Carole. Marc Bloch, Une vie au service de l'histoire. Traduit de l'anglais par Pierre Janin avec la collaboration de l'auteur. Presses universitaires de Lyon, 1997. 313p. Voir notre compte rendu
Goubert, Pierre. Cent mille provinciaux au XVIIe siècle.
Beauvais et le Beauvaisis, de 1600 à 1730. Paris, Flammarion, 1968. 439p.
Huntington, Samuel P. Le choc des civilisations. Paris, Odile Jacob, 2001. 402p. Traduit de l'anglais. L'auteur analyse les civilisations actuelles de la planète, puis donne une idée du destin que pourront connaître ces civilisations au cours des 20 prochaines années. Il entrevoit notamment un conflit entre l'Islam et la civilisation occidentale.
Le Goff, Jacques. Histoire et mémoire. Paris, Gallimard, 1995. 409p.
Le Goff, Jacques. La nouvelle histoire. Bruxelles, Éditions Complexe, 1990. 334p.
Le Roy Ladurie, Emmanuel.
Le territoire de l'historien. Paris, Gallimard, 1985. 544p.
Marrou, Henri-Irénée. De la connaissance historique. Paris, Seuil, 1975. 317p.
Prost, Antoine. Douze leçons sur l'histoire. Paris, Seuil, 2001. 333p.
Toynbee, Arnold. L'histoire. Paris, Payot, 1996. 689p. Étude sur les grandes civilisations de la planète, depuis le IVe millénaire avant notre ère jusqu'au XXe siècle. L'auteur évalue à 31 le nombre de civilisations qui ont existé sur la planète pendant cette période. Or, de ce nombre, cinq seulement existent de nos jours. D'où les questions: comment expliquer le phénomène de disparition des civilisations? Quels sont les phénomènes structuraux pouvant expliquer la naissance, l'évolution et la décadence des civilisations? Où en est la civilisation occidentale dans ce lent processus?
Weber, Max. L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme. Paris, Flammarion, 2001. 394p. Traduit de l'allemand. L'auteur explique l'évolution du capitalisme en lien avec la morale et l'ascèse protestantes qui valorisent le travail par l'exercice d'un métier.