L'accord des déterminants
Références:
Dans cette section, nous examinerons les problèmes relevant des relations qu'entretiennent les déterminants et les mots auxquels ils se rapportent:
- Les divers types de déterminants ; (Allons-y!)
- L'accord des déterminants complexes; (Allons-y!)
Noms collectifs; (Allons-y!)
Déterminants quantifiants et prédéterminants; (Allons-y!)
Tout; (Allons-y!)
Quelque; (Allons-y!)
Même; (Allons-y!)
Tel; (Allons-y!)
Leur; (Allons-y!)- Les adjectifs; (Allons-y!)
Différents types; (Allons-y!)
Comparatif; (Allons-y!)- L'accord du participe; (Allons-y!)
Employé seul; (Allons-y!)
Employé avec avoir; (Allons-y!)
Employé avec les pronominaux et avec être; (Allons-y!)
Le groupe nominal : les types de déterminants qui le composent
La terminologie utilisée est celle qui est recommandée par le PrFrSec (p.157). Les déterminants sont des éléments particuliers provenant historiquement de quatre catégories. On peut les classer en deux grands groupes selon quils peuvent apparaître directement devant le nom (les déterminants simples) ou selon quils exigent la préposition DE (les déterminants complexes).
Groupe 1. DET + NOM :
1.1 Les déterminants référents (définis) proviennent historiquement de pronoms. On peut les subdiviser en définis (le, la, les), possessifs (mon, mes ) et démonstratifs (ce-s, cet-te). Comme leurs ancêtres les pronoms, ils renvoient à une entité soit connue universellement (ex: la lune), soit introduite préalablement dans le discours ou déterminée par un complément (ex: la fille qui parle).
1.2 Les déterminants quantifiants proviennent historiquement dadjectifs. On peut les subdiviser en numéraux (un, deux ), négatifs (aucun, nul, pas un) partitifs et indéfinis (des, plusieurs, tout, maint, certains, chaque, tel, différents, quelques, divers ), interrogatifs (quel-le-s). Provenant historiquement dadjectifs, certains déterminants quantifiants peuvent aussi fonctionner comme adjectif. Ex : Un certain sourire, les quelques (divers, différents) amis Ils étaient deux, plusieurs
Groupe 2. DET + DE + NOM :
2.1 Les éterminants quantifiants adverbiaux proviennent historiquement dadverbes (beaucoup de, assez de, plus de, peu de, trop de, moins de, pas mal de, tant de, énormément, infiniment, passablement, tellement, suffisamment de ) et plusieurs éléments de ce groupe fonctionnent aussi comme adverbe. Ex : Jules mange beaucoup, peu.
2.2. Les déterminants collectifs proviennent historiquement de noms " transparents " de quantité (un groupe, un paquet, une poignée, une gang, deux pelletées, la plupart, la moitié ou de qualité (un genre, un type, une espèce ).
Groupe 3. Les prédéterminants :
Pour compléter le tableau, il faut ajouter le groupe des prédéterminants qui sont surtout des adverbes (sauf tel, tout, seul) et qui peuvent apparaître devant un déterminant. Ex : Seuls le premier 10% des cas de violence
* Petit truc: ils ne peuvent être séparés du nom par une virgule.
Le groupe 2 présente la difficulté de laccord en genre et en nombre qui peut se faire soit avec le collectif soit avec le nom suivant le collectif. Les déterminants quantifiants et les prédéterminants présentent des problèmes propres à chacun (ex : tout, tel, quel ). Nous allons maintenant résoudre les difficultés d'accord propres à chaque type de déterminant.
Laccord avec les déterminants complexes
1. L'accord avec les noms collectifs
Nous commencerons par la classe des noms collectifs (ex. un groupe de motards). La difficulté quils présentent consiste à déterminer si on doit faire laccord en genre et en nombre avec le nom collectif (ex. groupe) ou avec le nom déterminé (ex. motards). Pour se persuader de lexistence du problème, il suffit de faire lexercice suivant.
Exercice :Que doit-on écrire ? Et y a-t-il une logique ?
a. Un groupe de chercheurs danois (avoir) réussi à isoler le VIH.
b. Ce cortège de banalités défilant devant elle (1. a 2. ont 3. les deux sont possibles) réussi à létourdir.
c. Monod, Laborit et McEwan sont tous des employés de Glaxo. Ce groupe de chercheurs (1. a 2. ont 3. les deux sont possibles) réussi à isoler le virus.
d. Voilà une sorte de compromis qui est (1. intéressant 2. intéressante 3. les deux sont possibles).
e. Ce genre damitiés (1. a 2. ont 3. les deux sont possibles) fini par le corrompre.
f. La sorte de camion qui mintéresse doit être (1. fort 2. forte 3. les deux sont possibles).
g. et cest cette majorité de finissants qui (1. a 2. ont 3. les deux sont possibles) voté pour X.
h. Une poignée de dollars n(1. a 2. ont 3. les deux sont possibles) pas réussi à le convaincre.
i. Une poignée de participants (1. a 2. ont 3. les deux sont possibles) tenu bon.
j. Cette foule de fermiers en colère (1. la 2. lont 3. les deux sont possibles) fait reculer.
k. La poignée de dollars qui lui (1. a 2. ont 3. les deux sont possibles) servi à atteindre ses objectifs (1. est 2. sont 3. les deux sont possibles) épuisé (e ou s ) ?
l. Cette poignée de dollars n(1. a 2. ont 3. les deux sont possibles) pas réussi à le convaincre.
m. Cette espèce doiseaux (1. est 2. sont 3. les deux sont possibles) en voie dextinction.
n. Lespèce de con est (1. entré 2. entrée 3. les deux sont possibles) chez moi par effraction.
Des noms " transparents "
Pour jeter un peu déclairage sur le problème, il faut comprendre ce qui fait la spécificité des noms collectifs. Ceux-ci proviennent dun groupe de noms pouvant généralement être interprétés sémantiquement de deux ou plusieurs façons : une interprétation abstraite de quantité (contenant) ou de qualité et une interprétation neutre, dénotative (parfois plus physique). Ainsi, dans l'exemple (1a), on peut constater que sac est pris dans son sens abstrait, transparent, de contenant. Jules n'a pas mangé le sac physique mais son contenu.
1. a) Tout à lheure, Jules a mangé un sac de caramel et maintenant, il na plus faim.
b) ? Jules a mangé un sac et maintenant, il na plus faim.
2. a) Claudine Mercier a fait rire un plein autobus de retraités de Roberval.
b) ? Claudine Mercier a fait rire un autobus.
3.a) Voilà lespèce de con qui est entré chez moi par effraction.
b) Voilà une espèce de faucon qui est menacée.
De même, en (2a), ce n'est pas l'autobus physique quon a amusé, mais son contenu, i.e. les retraités. Cette classe de noms collectifs est assez large et de nouveaux éléments sy ajoutent couramment (en langue parlée : une trâlée, une flopée ). Voici dautres noms appartenant à cette catégorie: la moitié / plupart / majorité de, un groupe de, une gang de, équipe, partie, quantité, nombre, couple, une tablée, une poignée.... Plusieurs mots formés avec ée (deux pelletées / bouchées... de raisins secs). En anglais: a lot/amount/stack/heap of, a bunch of, a group of, a mouth+ful of, a handful, a fistful... En fait, tout nom pouvant être interprété métaphoriquement comme un contenant peut figurer dans cette classe.
Le problème daccord que posent ces noms collectifs vient de leur double sens. Ainsi, équipe peut désigner le groupe lui-même (sens neutre, de base) ou les individus dans le groupe (contenant). Certains facteurs vont privilégier le sens de base du collectif et laccord se fera avec le collectif, dautres facteurs vont plutôt favoriser le sens de contenant du collectif et laccord se fera avec le nom qui suit le collectif. Cet équilibre dépend du déterminant qui précède le collectif et du type sémantique du nom qui suit le collectif.
Facteur référentiel: Plus lemploi est (co-)référentiel, plus lemphase sera mise sur le collectif et plus laccord devra se faire avec celui-ci. On peut se baser sur le déterminant qui précède le collectif et sur léchelle de détermination suivante: - UN < LE < CE, MON +
Ex: Un groupe de chercheurs a / ontréussi à isoler le VIH.Un corollaire important :
Les collectifs qui nacceptent pas CE / MON ou qui ne sont pas précédés dun déterminant, perdront leur pouvoir référentiel et laccord se fera avec le nom qui suit :
Ex: La plupart (bon nombre de, quantité de , beaucoup de, peu de ) des gens disent que cest bien.
Exercices :
Pourquoi laccord se fait-il toujours avec le nom
qui suit plutôt quavec le collectif ?
a) dans le cas de Une infinité de
b) dans le cas de Un paquet de
2. Laccord avec les déterminants quantifiants et des prédéterminants:
Les déterminants quantifiants ont leur sens propre, parfois difficile à préciser. Les problèmes daccord leur sont également propres, en particulier tout, tel, quelque, le prédéterminant même et le déterminant référent leur.
Aucun spectacle digne de ce nom ne
se terminerait ainsi.
Telle personne te dira une chose, telle autre te dira le
contraire.
Plusieurs
spectacles se terminent ainsi.
Je pense à diverses façons de men sortir.
Toute vérité n'est pas bonne à dire.
Il a visionné tous les films de Rambo.
(Inspiré de Grevisse, M. et A. Goosse. 1995. La nouvelle grammaire française, Louvain, Duculot.)
A) Réglons tout de suite le cas simple : Tout est un nom quand, employé avec un déterminant, il signifie « chose entière ». Tout [tu] fait alors touts [tu] au pluriel.
Ex : Le tout est plus grand que la partie. Plusieurs touts distincts les uns des autres. (Acad.)
Dans la locution tout ou partie, on peut se demander si tout est un nom. Il paraît considéré comme tel dans cet exemple: ... prendre le commandement de tout ou partie des maquis du secteur. (De Gaulle.)
B) Tout [tu], [tut] en liaison, féminin toute [tut], est déterminant quantifiant dans le sens de « nimporte quel, chaque ».Dans ce cas, il semploie seulement au singulier. À la différence de chaque, il ne requiert pas de contexte préalable.
Ex : Toute faute est pardonnable. «Chaque faute »exigerait quon ait défini au préalable un groupe de fautes de référence.
Grevisse le considère comme adjectif quand il signifie « unique » ou « seul », puisquil apparaît dans les mêmes contextes que les adjectifs unique et seul, mais il ajoute quon pourrait aussi le considérer comme un déterminant.
Ex : Pour toute boisson, il prend de leau.=> Pour unique boisson, pour seule boisson
La prononciation est la même que dans le A). Dans ce sens, tout accompagne surtout des noms singuliers. Cependant, avec des noms nayant pas de singulier ou ayant un sens propre au pluriel, on trouve le pluriel.
Ex. : Il navait pour toutes ressources quune maigre pension.
Tout fonctionne également comme prédéterminant, avec le sens de " nimporte quel, chaque ", mais aussi avec le sens de totalité (=entier). Au singulier, tout [tu], [tut] en liaison, féminin toute [tut]; au pluriel, tous [tu] en liaison, féminin toutes [tut].
Ex : Elle a passé toute son enfance [=entière] au Québec. Il a cueilli toutes les fleurs.
Il est aussi prédéterminant quand il est détaché avec le sens de " nimporte quel " ou de « entier ».
Ex : Elle était toute en sueur. (M. Butor.) [On pourrait le laisser invariable comme adverbe: voir D.].
Cet emploi « détaché » est important et est responsable des difficultés que pose lemploi de tous. Dans certains cas, on pourrait dire que cest un prédéterminant qui a été extrait et déplacé dans une position adverbiale
Ex: Tous les enfants ont assisté à lémission=> ___ les enfants ont tous assisté à lémission.
Cette analyse nest pas toujours naturelle, notamment lorsque le sujet est un pronom. Ainsi, Elle était toute en sueur na pas de contrepartie où tout est prédéterminant : ?Toute elle était en sueur. Comment peut-on dire que cest un « adjectif détaché » comme le dit Grevisse ? De plus, cet adjectif détaché est dans la position dun adverbe : elle était encore en sueur.
Important : Le prédéterminant tout est invariable avec des noms propres.
Ex. : Il a lu tout Anne Hébert. Tout Rome a acclamé les vainqueurs.
C) Selon Grevisse, tout employé seul est pronom indéfini. Cependant, lorsquon examine les exemples quil donne, on pourrait tout aussi bien dire que cest un prédéterminant dont le groupe nominal quil modifie est implicite dans le (con-)texte :
1. Au singulier, tout [tu] comme nominal neutre signifie « toutes les choses »
Ex : Tout est à recommencer.
2. Au pluriel, tous [tus], féminin toutes [tut] est, soit représentant (pour des personnes ou des choses), soit nominal (« tous les hommes ». ou « toutes les personnes dune communauté »).
Ex :Elle a vérifié les billets: tous étaient faux. Les billets étaient tous faux. Tous cherchent le bonheur.
Dans les cas précédents (B-C), tout saccorde en nombre et en genre et peut généralement être ramené à " nimporte quel ", ce qui peut fournir un moyen de le distinguer de lemploi adverbial.
Ex :Toute faute peut être pardonnée=> Prends nimporte quelle faute, elle peut être pardonnée.
Pour toute boisson, elle ne boit que du Pepsi=> Prends nimporte quelle boisson quelle boit, cest du Pepsi.
Elle a vérifié les billets: tous étaient faux=> Prends nimporte quel billet quelle a vérifié, ils étaient faux.
Elle a passé toute son enfance au Québec=> Prends nimporte quel moment de son enfance, elle la passé au Québec.
D) Tout [tu], [tut] en liaison, est adverbe et invariable quand il signifie « entièrement, tout à fait ». Il renforce alors un adjectif, une locution adjective, un participe, un adverbe.
Ex : La ville tout entière acclamait les gladiateurs.
Les grands hommes ne meurent pas tout entiers. Ils sont tout seuls.
Elles sont tout en larmes, tout étonnées, tout hébétées.
Allons tout doucement.
Tout est encore adverbe dans la locution tout (+ attribut) que signifiant « quelque ... que », et aussi devant un gérondif :
Ex: Tout habiles et tout vantés quils soient, ils ne réussiront pas.
Tout vieillards quils sont, ils marchent vite.
Tout en parlant ainsi, elle se mit à pleurer.
Dossier-X : Quoique adverbe, tout varie en
genre et en nombre devant un mot féminin commençant
phonétiquement par une consonne ou quand il y a disjonction [dans un groupe de mots, ceux qui commencent par une consonne
lemporte, h- est une voyelle pour Grevisse].
Ex: Elles sont toutes confuses, toutes honteuses.
Toutes raisonnables quelles sont, elles ont fort mal jugé.
Toute femme quelle est, elle naime pas pouponner.
Elles sont toutes confuses peut donc signifier :
a) Prends nimporte quelle de ces filles, elle est confuse (on pourrait ajouter un peu).
b) Elles sont entièrement (totalement) confuses (on ne peut pas ajouter un peu).
Important : Tout est également adverbe avec des noms ou des adjectifs qui désignent une position sur une échelle. Ainsi, on aura : Les tout débuts, premiers, derniers et la toute fin (puisque fin commence par [f ]).
Tout + gérondif : Selon Grevisse, tout suivi du gérondif est adverbe et signifie « en même temps que ». Mais, logiquement, cette analyse est difficile à concilier avec le fait que tout comme adverbe signifie « entièrement ». Une autre analyse serait de dire quetout suivi du gérondif est un prédéterminant modifiant un pronom cela implicite.
Ex : Il sifflait tout en travaillant=> Il sifflait, tout (cela) en travaillant.
Exercice : Les emplois suivants sont-ils corrects ? Justifiez.
Comme déterminant, quelque a un sens différent au singulier et au pluriel. Au singulier, il ne désigne personne en particulier, personne quon pourrait nommer ou est employé avec un nom non comptable. Alors quau pluriel, quelques a une référence plus spécifique :
Ex : Elle avait quelque peine à le suivre.
Quelque historien en aura parlé.
*Il y a quelque historien qui en aura parlé.
Quelques historiens en ont parlé (=des).
Il y a quelques historiens qui en ont parlé.
Il peut aussi être employé comme prédéterminant (adverbial) invariable.
Ex : Quelque cent personnes ont assisté à la manifestation. [=approximativement]
Il peut être employé comme adverbe, de façon littéraire, avec le sens de si ou aussi :.
Ex : Quelque fidèle et quelque attachée qu'elle me fût.
Quelque méchants que soient les hommes.
Il faut noter la confusion possible avec le pronom interrogatif ou exclamatif quel lorsque celui-ci est suivi de que et du subjonctif soit.
Ex : Quelle que soit la ligne politique quon adopte, nous serons perdants.=> Que la ligne politique soit (nimporte la-) quelle .
Même peut être adverbe, avec le sens de « dailleurs ».
Ex : Et même (dailleurs), on pourrait ajouter que la partie est perdue.
On pourrait même/dailleurs ajouter que la partie est perdue.
Même peut être un adjectif prénominal (sujet de la prochaine section) avec le sens de « semblable, pareil, similaire » ou adjectif postnominal, comme adjectif demphase équivalent à « en soi, profond, lui-même ». Dans ce cas, il est variable.
Ex : Les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Il faut remonter aux causes même du problème.
Même peut être un prédéterminant (adverbial), donc invariable :
Ex : Même les causes perdues peuvent être gagnées ¹ Dailleurs les causes perdues
Tel peut être déterminant avec le sens de « indéterminé, non précisé, non spécifié ».
Ex : Rendez-vous dans cent ans à telle heure, tel jour, dans telles conditions
Tel peut être un prédéterminant (=comme) et est alors variable, comme tout et seul .
Ex : Tel un tigre, telles des gouttes deau.
Des critères telles la rentabilité, la qualité, la pertinence sont essentiels à notre réussite.=> Des critères sont essentiels à notre réussite. La rentabilité, la qualité, la pertinence sont telles.
Tel peut être un adjectif après ou devant le nom avec dénotatif (=du type, du genre) ou un sens connotatif (péjoratif). Il aura alors tendance à être suivi de que ou dun point dexclamation.
Ex : Il est arrivé dans de telles conditions !
Elle travaille dans des conditions telles quelle a fait une dépression.
Des critères tels que la rentabilité, la qualité, la pertinence.
Dans tel quel et comme tel, tel et quel sont des adjectifs et saccordent avec le nom quils modifient. Celui-ci peut être éloigné.
Ex : Cette maison, je lai retrouvée telle quelle, pareille à ce quelle était autrefois.
Le problème que le déterminant référent leur peut poser est attribuable à son homonyme (ou à sa fonction): le pronom leur. Comme les déterminants le, la, les; leur apparaît comme pronom « clitique » devant un verbe, avec la fonction dobjet indirect.
Ex : Je leur ai répété la règle plusieurs fois mais ils nécoutent pas.
Le problème vient du fait que dans la langue parlée, lorsquil y a un pronom clitique pluriel, comme les, on a lhabitude de faire la liaison.
Ex : Je les [z]ai vus / [Z ezevy]
Or, leur ,bien que singulier est sémantiquement pluriel (il désigne un groupe dindividus). Le réflexe, en langue parlée, est dajouter un [z] coupable.
Ex : Je leur[z] ai dit. (Non standard)
Cette habitude, bien ancrée, amène plusieurs à introduire le s graphique à lécrit.
Ex : *Je leurs ai dit.
Pour corriger cette tendance, il faut simplement souligner que le pronom leur est toujours suivi dun verbe et jamais dun nom.
En français, les adjectifs se distinguent selon la position quils occupent devant ou après le nom. Cette distinction est reliée aux propriétés dénotatives ou connotatives de ladjectif.
Exercice: Les phrases suivantes sont-elles correctes ? Pourquoi ?
1a) Le Dr. No est un misérable ver de terre.
b) Le Dr. No est un ver de terre misérable.
2a) Haïti est un pays misérable.
b) Haïti est un misérable pays.
3a) Un profond désaccord.
b) Un désaccord profond.
4a) Un profond puits.
b) Un puits profond.
5a) Un homme curieux.
b) Un curieux homme.
6a) Une curieuse déclaration.
b) Une déclaration curieuse.
Les différents types d'adjectifs
Le terme adjectif recouvre en français des éléments appartenant à des classes sémantiques diverses et ont conséquemment des comportements divers. Les critères qu'on utilisera sont les suivants:
1. La position prédicative: l'adjectif peut apparaître en position prédicative sans changer de sens.
Ex : Une transaction illégale=> La transaction est illégale
La prochaine transaction=> *La transaction est prochaine
2. La position prénominale: L'adjectif peut apparaître devant le nom.
Ex : Une puissante motivation / *La chinoise délégation
3. La position postnominale: L'adjectif peut apparaître après le nom.
Ex : La délégation chinoise /*Le tango dernier (à Paris)
4. La gradation: L'adjectif peut être modifié par des adverbes de degré (très, le plus).
Ex : Une très puissante motivation /*Une délégation très chinoise
5. L objet phrase: L'adjectif peut avoir une phrase comme complément : Il est ADJ que P.
Ex : Il est évident (*illégal) qu'elle va trop vite.
6. Lobjet verbal: L'adjectif peut avoir un complément verbal: SN est ADJ de V+er / Il est ADJ de la part de SN de V+er.
Ex : Tu n'es pas brillante (*évidente) de l'avoir écouté.
7. La fonction adverbiale: l'adjectif peut fonctionner comme adverbe (modifier un verbe).
Ex : Il a coupé carré (*catholique) / elle parle drôle / voler bas
Exercice: Classez les adjectifs selon les critères présentés ci-haut:
| 1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
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| La paix sociale |
Une adhésion ferme |
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| Une histoire remarquable |
La gratuité scolaire |
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| Un pauvre fou |
Une brillante interprétation |
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| Une assiette jaune |
Une catastrophe nucléaire |
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| Une légère augmentation |
Un plancher brillant |
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| Le départ pobable de Reagan |
L'Eglise catholique |
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| La stabilité économique |
L'unité canadienne |
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| Le dernier métro |
Un véritable reportage |
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| Le simple consommateur |
Le climat politique |
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| Le gouvernement chinois |
Un mince mérite |
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| Une déclaration maladroite |
L'actuel gouvernement |
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| Une résidence secondaire |
Une résidence secondaire |
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| Un syntonisateur électronique |
Des réseaux terroristes |
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| Un certain sourire |
Les adjectifs nominaux
Ces adjectifs sont proches du nom auquel ils peuvent généralement être reliés directement ou par une paraphrase.
Ex : La paix sociale=> La paix dans la société.
Autres: énergie solaire, gouvernement provincial, journal parisien, production charbonnière trafic aérien... etc (N+aire, N+ique, N+(i)er, N+(i)en, N+(i)el/al, N+if, N+(i)eux...).
Ces adjectifs se placent près du nom qu'ils modifient (A) et ne sont généralement pas gradables (B) et fonctionnent mal en position prédicative. En français, ces adjectifs se placent après le nom qu'ils modifient et leur emploi est sémantiquement restrictif.
Ex : Un déficit budgétaire annuel écrasant.
*Un déficit annuel écrasant budgétaire.
*Un déficit très budgétaire
Le module électronique a été introduit dans la fente.
*L'électronique module a été introduit dans la fente
Les adjectifs orientés vers la phrase
Il s'agit des adjectifs pouvant avoir un complément phrase: Il est ADJ que P. (ex: Probable / heureux). Ils expriment l'attitude du locuteur envers la probabilité, la vérité ou sa réaction face à un événement (surprise, rejet, accord). Ladverbe qui en dérive est également un adverbe de phrase.
Ex : Il est évident (*illégal) qu'elle va trop vite / Évidemment, elle va trop vite.
Les adjectifs orientés vers le sujet
Il s'agit des adjectifs pouvant avoir un complément verbal: SN est ADJ de V+er / Il est ADJ de la part de SN de V+er. Contrairement aux adjectifs nominaux, ils expriment l'attitude du locuteur envers le responsable d'un geste ou d'une action.
Ex : Je le trouve galant / adroit d'avoir offert son aide
à Miss Marple.
Une mesure politique adroite
Les positions post- et prénominale et le sens connotatif et dénotatif des adjectifs :
Nous allons voir que la position postnominale est associée à l'emploi restrictif : on y retrouve les adjectifs nominaux et les adjectifs qui sont employés dans cette position ont un emploi dénotatif, plus concret. La position prénominale est associée à l'emploi appositif : les adjectifs qui sont employés dans cette position ont un emploi connotatif, plus figuré ou plus subjectif. Nous nous servirons d'adjectifs pouvant occuper les deux positions afin de bien faire sentir la nuance. Nous examinerons ensuite les adjectifs qui changent de sens selon la position.
Texte1: Sur le bureau de 007, on pouvait apercevoir deux sculpture, l'une, massive, en bronze dépoli et l'autre, petite, en pierre de savon. |
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Texte2: Dans ce bureau richement décoré, on pouvait apercevoir une moquette en longs poils touffus. |
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Dans le texte 1, l'adjectif est employé de façon restrictive pour identifier un des deux référents possibles (une des deux sculptures). Dans le texte 2, il s'agit plutôt d'une expression de l'attitude de celui qui parle. La phrase signifie La moquette était placée sous le bureau; elle semble / je la trouve / qu'elle était épaisse. Cet effet est plus net avec le déterminant défini et dans la position sujet.
En général, les adjectifs apparaissant en position prénominale expriment l'attitude du locuteur, une notion de quantité; ou alors ils sont reliés de près à la perspective du locuteur. On peut dire que ce sont des adjectifs relatifs. On retrouvera donc en cette position des adjectifs temporels qui sont relatifs au moment où on parle:comme dernier, présent, ancien, premier, deuxième...
Ex : C'était son dernier tango à Paris (le dernier pour le référent de son). / *le tango dernier
J'ai pris le dernier métro (le dernier par rapport au moment où on parle).
Le prochain premier ministre (par rapport au moment où on parle).
Certains adjectifs, généralement ceux qui expriment dans leur sens de base une évaluation, peuvent apparaître dans les deux positions sans changement de sens (si ce n'est pour le type d'emploi restrictif ou appositif): superbe, brillant, ravissant, charmant, étonnant, affreux, mystérieux., etc.
Ex : Une brillante interprétation de La Traviata.
Une interprétation brillante de La Traviata.
D'autres adjectifs n'apparaîtront qu'en position prénominale ou changeront de sens en position prénominale passant de la qualité physique à la quantité (très/peu) ou à la qualité morale (bon/mauvais):
Ex : Un dur labeur/bois dur;
Une mince contribution/portefeuille mince;
Une haute estime/chaise haute;
Une légère odeur (de merde)/odeur légère *(de merde).
Souvent, ces adjectifs auront une traduction différente en anglais ou dans dautres langues, ce qui reflète évidemment le changement de sens :
Ex : un triple idiot / *a triple idiot
une sacrée malchance / *a sacred bad luck
l'ancien propriétaire / the previous (*ancient) owner
une maigre contribution / a meager (?lean) contribution
une viande maigre / a lean (*meager) meat
un plancher brillant / a shiny (*brilliant) floor
Le comparatif : origine de la négation
Comme le comparatif est souvent associé à ladjectif, nous laborderons brièvement ici. Du point de vue normatif, la présence de la négation, souvent oubliée, est sans doute laspect le plus difficile à expliquer. La structure comparative consiste en un adverbe de comparaison ou de quantité (plus, moins, aussi, autant, plutôt ) suivi dun élément cible qui peut être un adjectif, adverbe, un groupe prépositionnel et même un groupe nominal ou verbal dans le cas de autant, puis de la conjonction que. Le constituant qui suit la conjonction que peut être une phrase complète ou elliptique :
Ex : IBM vend ses ordinateurs à un prix plus élevé que ses voisins (ne vendent le leur).
Notre société déteste autant l'autonomie que l'hérésie / (quelle déteste lhérésie).
Les salaires augmentent plus fortement que la productivité (naugmente).
Le comparatif peut exprimer légalité (aussi) ou la différence (plus ou moins) et dans ce cas, la négation ne doit être présente dans la phrase qui suit la conjonction que.
Ex : Jules est aussi négligent que l'était son père.
Jules est plus/moins négligent que ne l'était son père.
*Jules est plus/moins négligent que l'était son père.
Les salaires augmentent plus fortement que la productivité n'augmente.
*Les salaires augmentent plus fortement que la productivité augmente.
La présence de la négation dans les structures de différence en français est logique et s'explique à l'aide de la dérivation (paraphrase) suivante qui rend plus explicite la négation :
Daprès les experts, Superman serait plus / moins grand que Batman ne le serait.=> Superman serait grand à un degré X. Batman n'atteint pas ce degré X.
Jules est plus / moins négligent que ne l'était son père.=> Jules est négligent au degré X. Son père n'était pas négligent à ce degré X.
Avec aussi et autant une telle analyse est impossible, ce qui explique labsence de la négation.
Englebert, A. 1996. Accorder le participe passé.
Duculot, Louvain-la-Neuve.
Grevisse, M. 1996. Savoir accorder le participe passé. Duculot,
Louvain-la-Neuve.
Braine, A. 1993. Participe passé, Montréal, HMH.
Avant daborder la question du participe, il faut aborder la question de lattribut de lobjet.
Lattribut de lobjet (direct)
Ce terme recouvre un ensemble de structures dans lesquelles on retrouve un objet direct et un autre objet (COMPL) quon considère sémantiquement comme attribué à lobjet direct. Cest toujours le verbe qui permet cette attribution et lobjet direct peut être pronominalisé (par le ou en) indépendamment de lattribut :
V GN COMPL
Ex : Jules a trouvé [la pilule] [amère]=> Jules la trouvé __ [amère]
Alors que lobjet direct est toujours un groupe nominal, lattribut peut appartenir à diverses catégories :
Ex : Il a baptisé [son fils] [Jules].
Adjectif ou participe: trouver, croire, considérer, dire, imaginer, prétendre, juger, déclarer (et autres verbes pouvant être suivis de que), avoir
Ex : On croit [Pauline] [folle].
La voiture avait [les phares] [allumés].
Jimagine [Jules] [courant le marathon].
Groupe prépositionnel ou adverbe : avoir (et à la limite tous les verbes à objet indirect).
Ex : Il a eu [une claque] [sur la gueule]
(=> Il la eue sur la gueule).
On la habillée [ ] [ chic ].
Proposition infinitive ou relative : voir, sentir, entendre, écouter (verbes de perception)
Ex : Jai vu [Julie] [tomber].
Jentends [le chat] [qui miaule].
Origine du participe passé : Le participe passé avec auxiliaire (Elle a chaussé ses raquettes) est apparu lors de la période romane (du 3e au 9e s.), période trouble et peu documentée. On pense que la structure a été élaborée sur le modèle de la structure dattribut de lobjet qui subsiste encore avec avoir.
Ex: Jules a [un bras] [cassé] / [un phrare] [abimé].
On retrouve, en ancien français, des structures du type : Il a ses bottes chaussé(es) dans le sens de Il a chaussé ses bottes.
Historiquement, le participe semble avoir été dabord un adjectif (cest un moyen de former un adjectif à partir dun verbe). Son emploi avec avoir pour former un temps passé et composé est un emploi dérivé. Traditionnellement, on présente le participe selon quil est employé seul, avec être ou avec avoir. Pourquoi pas.
1. Le participe passé employé seul
Le participe passé employé seul comme adjectif saccorde en genre et en nombre avec le nom modifié (auquel il se rapporte) quelle que soit la distance entre eux.
Ex : Pour rendre cette réaction rentable, il faut que l'énergie produite soit supérieure à l'énergie consommée pour le chauffage. (Larousse, sous Fusion nucléaire)
Comme tout adjectif, il peut de même santéposer ou se postposer par rapport au nom modifié.
Ex : Autorisé à toucher la plaque avec nimporte quelle partie du corps, le nageur exécute un virage culbuté en se retournant dans leau.(Mégasport)
Il peut être employé comme un verbe, dans les propositions participiales ou absolues. Il peut même être en inversion. On pourrait aussi dire quil y a un verbe être (étant) implicite dans ce genre de construction :
Ex1 : Mais, cette première impression passée, on ne peut sempêcher de lui trouver quelque chose dintéressant, voire dattachant. (=dès que cette impression est passée, ou étant passée).
Ex2 : Mais, passée cette première impression, on ne peut sempêcher de lui trouver quelque chose dintéressant, voire dattachant.(P. Bellemare, Crimes passionnels)
Dans ce genre de construction, on a une inversion à lintérieur de la proposition (cette première impression passée) et, à lextérieur, on a un emploi absolu de la proposition dans la phrase. Cet emploi absolu est essentiellement temporel (circonstanciel) et relié à Le samedi soir, on danse toute la nuit. Ce qui est particulier, cest labsence dune préposition ou dune conjonction (une fois / aussitôt), ou labsence dun étant implicite :
Ex3 : On sabstient de commenter devant Félicie, mais (sitôt) les crèmes renversées avalées, nous voilà partis pour la Grande Cabane. (San-Antonio, Le standinge selon Bérurier)
Ex4 :(Une fois) Le passé oublié, le printemps revenu, le canot amarré, lincendie éteint les pompiers ont pu regagner la caserne.
Deux mots sur linversion en français : Linversion sujet verbe (ici sujet participe) est obligatoire dans linterrogative directe (Où est Carmen ?) ou limpérative, optionnelle dans linterrogative indirecte (Dis-moi où se trouve Carmen ?). Elle est également possible, à la forme déclarative, avec un nombre restreint de verbes intransitifs quon pourrait appeler « dapparition », qui signifient que quelque chose arrive, se produit dans notre champs de perception. Le verbe peut être à la forme active ou pronominale. Le pronom neutre il (masculin singulier seulement) peut apparaître à la place du sujet et dans ce cas, laccord se fera avec ce pronom.
Ex : Passe, passe le temps, il y a nen plus pour très longtemps.
Vogue la galère.
Surgissent deux cavaliers, qui lemportent aussitôt.
Des montagnes environnantes résonna un chant de victoire.
Il se produisit / arriva quelque chose détrange.
Il est tombé beaucoup de neige récemment.
Il sest vendu / mangé beaucoup de Riz Crispé, ces derniers temps.
Il sest fait / a été fait beaucoup de choses pour les pauvres sur papier.
On peut maintenant poursuivre lanalyse du participe passé et aborder quelques cas difficiles : attendu, compris (non compris, y compris), entendu, excepté, ôté, ouï, supposé, vu , passé, fini.Dans les circonstancielles participiales, lorsque ces cas difficiles ne sont pas en inversion, le participe apparaissant après le nom ou le pronom, il y a accord.
Ex : Il a tant de revenu par mois, sa pension comprise (non comprise, y comprise).
Les parties entendues, on débattit les conditions dun accord.
Les passagers ont tous péri, nous exceptés.
Ces deux femmes exceptées.
Deux chapitres ôtés, cet ouvrage serait excellent.
Les témoins ouïs, on passa aux plaidoiries.
La cinquantaine passée, il modéra son genre de vie.
Ces complications supposées, que faudra-t-il faire?
Mais ces participes (attendu, compris, non compris, y compris, entendu, excepté, ôté, ouï, supposé, vu) seront invariables, dans les circonstancielles participiales lorsquils sont en inversion, i.e. quand ils sont placés devant le nom ou le pronom. (Grevisse les considère comme préposition, ce qui a du sens lorsquon considère la préposition hormis, autrefois participe).
Le cas passé est particulier et révélateur : de ce groupe, il est le seul intransitif inversable (Passe, passe le temps). Or, passé lorsquil précède (est inversé) peut saccorder ou non, contrairement aux autres cas difficiles.
Ex : Attendu son infirmité, il fut exempté de cette charge publique.
Compris (non compris, y compris) sa pension, il a tant de revenu par mots.
Rien ne remuait, excepté les flammes.
Ôté deux ou trois chapitres, cet ouvrage est excellent.
Elle ne le comprenait plus, passé certaines limites.
Je mabstiens de lire, passées les premières pages.
En résumé, lorsque les participes « difficiles », pour la plupart non inversables, apparaissent devant le nom modifié, ils ne saccordent pas. Remarquons quon retrouve le même phénomène avec avoir, qui nest pas inversable, contrairement à être quon retrouve dans la plupart des cas dinversion.
Ex : Il a [ses phares] [allumés] : le participe suit le nom modifié et saccorde.
Il a allumé [ses phares] : le participe précède et ne saccorde pas.
Deux personnes sont arrivées=> Il est arrivé deux personnes.
Sont visées ici les constructions dans lesquelles
Le participe passé employé seul comme adverbe
Un peu plus haut, nous avons vu que les adjectifs peuvent être employés comme des adverbes : ils apparaissent dans des positions normalement réservées aux adverbes : tourner carré, couper court, parler bas, haut et fort, marcher droit, filer doux, ch mou, voir rouge Mais au fait, ces adjectifs employés comme adverbes, saccordent-ils ? La règle nest pas explicitement formulée dans Grevisse 93 mais elle semblent être : a) si on peut analyser ladjectif comme un attribut du sujet, on peut laccorder ou non b) si ne peut lanalyser que comme adverbe, on doit laccorder.
Ex : Elles se tiennent droit / droites=> Elles se tenaient (et elles étaient) droites.
La pluie tombait dru / drue=> La pluie tombait (et elle était) drue. (Gr. 1993, p. 1354)
Elles filaient doux (*douces), parlaient bas (*basses), elles ont coupé court (*courtes) ¹ > ? ? Elles parlaient (et elles étaient) basses.
On ne sera pas surpris de voir apparaître le participe passé dans ce genre de structure et suivre la même règle que ladjectif .
Ex : Une veste chaude et tricotée serrée ¹ > ? ? La veste est tricotée (et est) serrée..(R. Lévesque, cité par Grevisse).
Jen ai vu qui se faisaient attacher serré (s)par des badauds, place Clichy, et qui sortaient de leurs liens comme la vaseline sort de son tube lorsquon appuie dessus. (San-Antonlo)
Voici ce quen dit Annick Englebert :
Les emplois adverbiaux des participes passés sont fortement concurrencés par les emplois adjectivaux. Ainsi, dans lexemple suivant...
Ex : Je relevai ses jupons jusquà son genou, où elle les tenait serrés avec ses deux mains. (D.Diderot, Jacques le Fataliste)
...le participe passé serrés, en emploi adjectival, a été rapporté à les et accordé en conséquence. On pourrait admettre toutefois quen emploi adverbial, ce même participe soit rapporté à tenait et ne soit donc pas accordé comme dans lexemple précédent.
En théorie, aucune des deux analyses
nest contraignante. Seules déventuelles
incompatibilités sémantiques (entre le verbe et le participe
passé, entre le nom et le participe passé) conduiront à
rejeter lune des deux possibilités.
En pratique, lorsquaucun élément ne permet
dorienter linterprétation, lanalyse en terme
dadverbe est considérée comme une interprétation
moins naturelle et cest lanalyse en terme dadjectif qui
prévaut.
Autre cas difficiles : ci-annexé, ci-joint, ci-inclus. Grevisse les présente comme des participes employés adverbialement (donc variables ou non) sauf dans des constructions particulières.
a) Ces expressions sont variables quand on les considère comme épithètes ou attributs:
Les feuilles ci-annexées, ci-jointes, ci-incluses.
Faites photocopier les deux lettres ci-jointes.
Vous trouverez ci-incluse la copie que vous mavez demandée. (Acad.)
Ci-incluses, ces pièces vous parviendront sûrement.
b) Elles sont invariables quand on leur donne la valeur adverbiale (comme dans ci-contre, ci-dessus, etc.):
Je vous envoie ci-joint / ci-annexé / ci-inclus les lettres.
Grevisse : Dans beaucoup de cas, laccord dépend de lintention de celui qui parle ou qui écrit. Ainsi, parallèlement à Je vous envoie ci-annexé (ci-joint, ci-inclus) les lettres, où on a la valeur adverbiale, on pourra écrire :
Je vous envoie ci-annexées (ci-jointes, ci-incluses) les lettres.
Toutefois lusage est constant de laisser invariables ces expressions dans les cas suivants :
2. Le participe passé employé avec avoir
Le participe passé avec avoir saccorde avec lobjet direct lorsque celui-ci précède le participe.
Laccord avec les noms de mesures
Certains verbes impliquant une unité de mesure (coûté, valu, pesé, marché, couru, vécu, dormi, régné, duré...) sont suivis dun faux objet direct de prix, de valeur, de poids, de durée, etc., ce que montre clairement labsence de passive correspondante.
Ex : Les trois mille francs que ce meuble ma coûté. (Acad.) ¹ > *Trois mille francs ont été coûtés par ce meuble.
(Question à poser : ce meuble a coûté combien ? et non pas ce meuble a coûté quoi ?)
Ce cheval ne vaut plus la somme quil a valu autrefois. (Acad.)
Les trente kilos que ce sac a pesé.
Les quarante minutes que jai marché, couru.
Les quatre-vingts ans que cet homme a vécu.
Les vingt ans que ce souverain a régné.
Les huit heures que jai dormi.
Les trois heures que la séance a duré.
Cependant, employés soit avec de véritables objets directs ou métaphoriquement, avec des noms abstraits (donc pas vraiment des unités de mesure ), ils sont variables.
Ex : Les efforts que ce travail ma coûtés. [=imposer ou demander].
Les honneurs que cette charge ma valus [=procurés].
Les marchandises que jai pesées [=mises sur la balance].
Les dangers que jai courus (=affrontés].
Les belles années que jai vécues en Italie [=passées].
Le cas des verbes complexes
Par " complexe ", il faut comprendre les verbes pouvant avoir comme objet :
Ex : Il a pu/su/voulu faire une dernière chose pour elle.
Ex :Elle sait que le temps passe.
Lorsquils sont employés au participe passé, il faut porter une attention particulière à ces verbes et procéder à une analyse avant de faire laccord, i.e. reconstruire la phrase en remplaçant le pronom objet direct par son antécédent et vérifier que la reconstruction est logiquement fidèle :
1. Ils sont invariables lorsque lobjet direct est une proposition infinitive ou complétive sous-entendus. Cest la règle de base avec ces verbes et Grevisse conseille, en cas dhésitation entre cette analyse et une autre, de les laisser invariable (de donner priorité à la règle de base). Linfinitive et la complétive étant neutres, cest le masculin singulier qui est utilisé :
Il a fait tous les effort quil a pu pour elle.
¹ > * il a pu les efforts pour elle.
=> il a pu faire les efforts pour elle.
Il ma donné les renseignements quil avait dit.
¹ > * il avait dit les renseignements.
=> il avait dit quil donnerait les renseignements.
Létape a été plus éprouvante quon ne nous lavait annoncé.
¹ > * on nous avait annoncé létape.
=> il avait annoncé que l'étape serait éprouvante.
Elle na pas obtenu les résultats quelle avait cru.
¹ > * elle avait cru les résultats.
=> elle avait cru quelle aurait les résultats.
Il faut pouvoir répondre à la question suivante : le verbe peut-il avoir lobjet direct comme complément ? Si la réponse est non, on ne laccorde pas. On comprend sans doute le sens de croire un résultat mais ce nest pas correct en français : on dirait plutôt croire en la vérité / véracité dun résultat. Dans lexemple suivant, prévoir un résultat est possible, mais ce quelle avait prévu, était-ce les résultats ou obtenir les résultats ? Le conseil de Grevisse est de ne pas faire laccord (i.e. de donner priorité à la règle de base) :
Elle na pas obtenu les résultats quelle avait prévu.
¹> Elle avait prévu les résultats.
=> Elle avait prévu obtenir les résultats.
Cette coupe que, pendant un moment, on a cru provenir du Titanic, venait plutôt de Chine.
¹ > On a cru la coupe provenir du Titanic.
=> On a cru que la coupe provenait de Chine.
2. Le cas des phrases complexes avec relative et subordonnée : certains des verbes dont nous venons de parler peuvent être employés au participe et être précédés dun pronom relatif (1) provenant de leur propre complétive (2). Dans ce cas, il ny a pas accord :
La romance que (1) jai entendu que vous chantiez __ (2) a été composée par Elvis Dubois. (la catégorie vide après chantiez est remplie par le premier que, qui correspond à romance.)
Les invités que javais prévu qui viendraient ne sont finalement pas venus. (On ne prévoit pas les invités, mais bien que les invités viendraient.)
3. Laccord avec les verbes de perception entendre, voir, écouter, regarder, sentir... suit un peu la même logique, sauf quils permettent deux analyses : dans un cas, cest leur propre objet direct qui précède le participe et il y aura accord, dans lautre cas, cest lobjet de linfinitive et il ny aura pas accord :
a) Jai vu / entendu [les marins] [partir]=> Les marins que jai vus ___ [partir].
b) Jai vu / entendu __ [exécuter cette partition]=> Cette partition que jai vu __ [exécuter ___ ].
P.S. On peut se demander dans les deux cas précédents si ce sont les marins qui éxécutent l'action de partir et si c'est la partition qui effectue l'action d'éxécuter, une réponse affirmative signifiant qu'on doit faire l'accord.
Exercice : Accordez et husstifiez :
4. Laccord avec faire : Le verbe faire ne permet pas la même analyse que les verbes précédents. On ne peut avoir (a) comme dans le cas des verbes de perception. Lorsque suivi dune infinitive, il sera donc invariable :
a) *Jai fait [ma femme] [peindre].
b) Jai fait [peindre] [ma femme]=> Ma femme, que jai fait peindre ___ .
De la même façon, les verbes laisser / donner / avoir [quelque chose] [à ] saccorderont ou non selon que cest leur objet direct ou celui de linfinitive qui précède :
a) La somme que jai eu à recueillir.
=> Jai eu [à recueillir la somme].
b) La somme que vous mavez donné à recueillir.
=> Vous mavez donné [à recueillir la somme].
Laccord avec en : Il faut distinguer en comme pronom ayant comme antécédent a) un article partitif (Les gens, des gens) ou b) un complément du nom :
On a aperçu la cheminée de lusine.
Et lusine, même cachée, on en a aperçu la cheminée.
Lorsque lantécédent est complément du nom, il ny a (évidemment) pas daccord. Dans lautre cas, ce sont les grammairiens qui ne sont pas daccord : Englebert renvoie à la réforme Haby de 1976 et prône laccord alors que Grevisse et De Villiers (sappuyant sur Grevisse) conseille de ne pas faire laccord.
Ex : Mais les fleurs, il n'en avait jamais vu(es).
3. Les pronominaux et le participe passé employé avec être :
Une bonne part de cette section sera consacrée aux pronominaux. Puis, nous reviendrons sur laccord du participe passé avec les pronominaux.
Le pronom clitique SE et sa fonction : Le signe distinctif dun verbe pronominal en français est la présence du pronom SE devant le verbe. On utilise, dans les salons chics, le terme clitique pour désigner, dans les langues du monde, des mots grammaticaux faisant bloc avec le verbe, comme il, le, lui, se, je , en, y, c, ne Ils se distinguent des pronoms forts comme moi, toi, eux qui fonctionnent comme des noms. Parmi les pronoms clitiques personnels, seuls les pronoms de 3e personne ont conservé une distinction des fonctions (cas) objet direct (le) et indirect (lui), alors que me, te , se peuvent désigner à la fois lobjet direct ou indirect. Cette donnée est importante pour les règles daccord du participe des pronominaux.
a) Je le lui ai donné. (lui=> toujours C.O.I.)
b) Je me suis donné à lui. / Il sest donné à elle. (me \ se => C.O.I.)
c) Je me suis donné ce titre. / Elle sattribue le mérite. (me \ se => C.O.D.)
Les types de pronominaux : Les pronominaux sont classés daprès la relation quils entretiennent avec la forme active et transitive du verbe. Dans le 1e cas, il ny a pas déquivalent actif (pronominaux intrinsèques ou essentiels) ou alors, il y a un équivalent mais dont le sens est tout à fait différent de sorte quon considère les formes actives et pronominales comme non reliées (pronominaux autonomes). Dans le 2e cas, le sujet du pronominal correspond à lobjet de la forme active. On distingue les sous-classes suivantes : les pronominaux passifs (ou moyens), impersonnels et neutres. Dans le 3e cas, le sujet du pronominal est du même type sémantique que le sujet et lobjet direct ou indirect de la forme active. Il sagit des pronominaux réfléchis et réciproques. Enfin, un 4e cas, formé à partir de verbes transitifs directs qui deviennent des transitifs indirects :: les réfléchis inaliénables.
Pronominaux de type 1 : (pas ou peu de lien avec la forme active)
a) Les pronominaux intrinsèques ou essentiels : Ces verbes pronominaux nont pas de forme active correspondante :
se/s{absenter, abstenir, accouder, accroupir, acoquiner, affairer, agenouiller, amouracher, arroger, autocensurer, autodétruire, autoproclamer, avérer, blottir, contrebalancer, contrefoutre, débiner } tous les composés avec entre, comme s'entretuer...
Exercice : Trouvez-en trois autres. Indice : des synonymes de blottir.
b) Les pronominaux autonomes : Ces verbes pronominaux ont une forme active correspondante, mais les deux formes ne peuvent être apparentées par le sens et, sils peuvent lêtre syntaxiquement, cest souvent de façon difficilement prévisible (ex : pour un certain nombre, lajout de de) :
se/s{ficher (de), foutre (de), plaindre (de), défier (de), démerder, tromper (de), mêler (de), sen aller, sy prendre }
Exercice : Trouvez-en trois autres. Indice : utilisez le schéma se + V + de
Pronominaux de type 2 : (le sujet de la forme active est neutralisé)
a) Les pronominaux passifs (moyens) : Il existe une forme active transitive correspondante, reliée par le sens. Lobjet de lactive devient le sujet du pronominal. On a donc la transformation suivante : [forme active] N1 V N2=> [se passif] N2 se V.
Ex : On vend facilement ce livre=> Ce livre se vend facilement.
Le pronominal passif a un emploi différent de lactive : il sagit sémantiquement dune généralisation, ce qui explique la neutralisation de lagent (bien que sa présence soit implicitement sentie) et la présence de ladverbe. Le pronominal passif ne peut être employé pour décrire une situation précise :
Ex : *As-tu vu ? Le livre vient de se vendre à cette dame.
En général, pour produire un pronominal passif, il suffit de prendre un verbe transitif exprimant laction dun animé sur un inanimé abstrait ou concret.
Ex : Ce truc se démonte/ sassemble/ sentretient facilement.
Exercice : Trouvez-en trois autres.
b) Les pronominaux passifs impersonnels : Il sagit de pronominaux passifs employés de façon impersonnelle. Il existe donc une forme active correspondante, reliée par le sens sauf que lobjet direct reste en place et que lagent neutralisé est remplacé par il. On a donc la transformation suivante : [forme active] N1 V N2=> Il se V N2
Ex : On vend beaucoup de livres cette année=> Il se vend beaucoup de livres cette année.
Il sest servi beaucoup de repas et sest bu beaucoup de bière au cours de cette fête.
Il sest transigé un petit nombre dactions privilégiées sur le marché des OPA.
c) Les pronominaux neutres : Il existe une forme active correspondante, reliée par le sens et là aussi lobjet de lactive devient le sujet du pronominal. Cependant, contrairement aux deux premiers sous-groupes, laction dun agent implicite est absente avec les pronominaux neutres et ils peuvent être employés pour décrire des événements spécifiques.
Ex : Jules vient de casser la branche=> La branche vient de se casser.
Le club vient de se vider. Les fêtards se sont dispersés. Déjà, la rumeur se répand comme une traînée de poudre. Dehors, la neige sest accumulée et le vent sest adouci.
Du point de vue sémantique, les pronominaux neutres décrivent un événement déclenché par un processus interne, autonome qui peut être aidé par un élément déclencheur : on peut souvent ajouter sous leffet de
Exercice : Trouvez-en trois autres. Indice : Des synonymes ou des activités apparentées aux exemples précédents.
Pronominaux de type 3 : (le sujet de la forme active agit sur lui-même)
a) Les pronominaux réfléchis : Il existe une forme active correspondante, reliée par le sens et il y a un agent qui agit sur lui-même. Il faut donc que le verbe désigne une action faite par un animé et que laction puisse être faite sur des animés (entre autres).
Ex : Jules lave son père=> Jules se lave.
Marie sest aperçue dans la glace. Elle sest habillée et sest préparée pour lentrevue.
Elle sest attribué le premier prix.
b) Les pronominaux réciproques : Il existe une forme active transitive correspondante, reliée par le sens et il y a un agent interprété comme un groupe qui agit sur lui-même. Il faut donc que lagent puisse être interprété comme un groupe, i.e. il faut que ce soit un nom pluriel, des noms conjoints, un nom collectif, que le verbe désigne une action faite par un animé et que laction puisse être faite sur des animés (entre autres).
Ex : Jules a épousé Jim=> Jules et Jim se sont épousés.
Marie a rencontré son frère=> Marie et son frère se sont rencontrés
Les adeptes de cette secte , ça se fouette avec joie=>
a) maso (réfléchi) : Chacun fouette lui-même avec joie.
b) sado-maso (réciproque) : Ils se fouettent entre eux avec joie.
c) sado (passif ou moyen) : On les fouette avec joie.
Remarque : Ce sont les seuls pronominaux qui ont une contrepartie en anglais. Les autres pronominaux sont rendus par des intransitifs.
Pronominaux de type 4 : Les réfléchis inaliénables
Bien que moins connu, ce type de réfléchi est important. Il sagit de verbes transitifs directs (ou intransitifs) qui deviennent transitifs (ou intransitifs) directs. Dans la structure résultante, lobjet direct est une partie du corps (parfois une caractéristique plus abstraite) appartenant à lobjet indirect.
Ex. Paul lave les vitres. Paul lui a lavé les mains, puis il sest lavé la figure.
Elle a fermé la porte. Elle lui a fermé la gueule. Elle sest fermé la gueule.
Dans ce type de construction, on retrouve toujours larticle défini comme déterminant de lobjet direct et celui-ci ne peut être modifié :
Ex. : *Elle sest fermé sa belle gueule.
Règles d'accord:
Laccord du participe avec les pronominaux suit la règle daccord avec avoir : il ny a accord que lorsque lobjet direct précède le verbe. Il y aura donc accord dans les cas suivants :
Par conséquent, des verbes nayant quun objet indirect seront invariables.
Exemples de verbes : se plaire (plaire à X), se convenir, se déplaire (déplaire à soi), se sourire, se nuire, se complaire, se succéder, sentre-nuire, se mentir, se suffire, se parler (parler à soi), se ressembler, se survivre, se plaire (plaire à soi), se rire, sen vouloir.
Ex : Ces personnes se sont nui.
Ils se sont plu lun à lautre.
Les générations qui se sont succédé.
Ces deux surs se sont toujours ressemblé.