| La ponctuation |
Pourquoi parler de la ponctuation ?
À part le plaisir de percer « les mystères de la virgule », rappelons que des études majeures sur le français écrit des étudiants du secondaire dans les années 70-80 mettent la ponctuation parmi les principales faiblesses en français. Plus près de nous, en 1987, sur la base dépreuves du Ministère de léducation du Québec (MEQ) administrées à des élèves de 5e et 6e du secondaire, le Conseil supérieur de léducation (CSE) constatait que lenchaînement des idées était généralement bon et le vocabulaire, correct et assez varié. Par contre, les principales faiblesses touchaient la construction des phrases, la ponctuation et surtout la grammaire (La qualité de la langue au Québec, p.139).
En 1988-89, une étude comparative a été réalisée à léchelle du réseau des « Universités du Québec » auprès délèves en première et troisième année du baccalauréat en éducation pour lenseignement préscolaire et primaire. Cette recherche révèle que les erreurs de structure, de ponctuation et de vocabulaire (entre autres les anglicismes) sont plus fréquentes que les erreurs dorthographe, de morphologie et d'accord. Néanmoins, les élèves de première année font en moyenne 19,91 erreurs par copie alors que les finissants en 11,9 (La qualité de la langue au Québec, p.140).
Tableau II
Résultats confondus des tests de français écrit
administrés
aux étudiants et étudiantes des cégeps et des
universités
du Québec pour les années 1992 et 1993
Moyennes obtenues (en %)
| Critères |
Mai 1992 |
Janvier 1993 |
Mars 1993 |
|||
| Nb. détudiants sondés |
18262 |
2079 |
20241 |
|||
| 1. Énonce du sujet |
85 |
81 |
85 |
|||
| 2. Clarté de lopinion |
97 |
91 |
92 |
|||
| 3. Argumentation |
87 |
76 |
76 |
|||
| 4. Articulation |
90 |
87 |
91 |
|||
| 5. Vocabulaire |
90 |
67 |
79 |
|||
| 6. Syntaxe et ponctuation |
47 |
32 |
|
|||
| 7. Orthographe |
54 |
45 |
54 |
|||
| Ensemble des critères (1 à 7) |
74 |
63 |
69 |
|||
Quelques remarques :
1) Lensemble de la population québécoise (et plus particulièrement parents, gestionnaires et journalistes ) obtiendrait probablement des résultats similaires. |
| 2) Notons quon associe syntaxe et ponctuation. Cest également lapproche que suit André Dugas (1997. Le guide de la ponctuation, Montréal, Les Éditions Logiques). |
E.T. écrire maison : Ce qui est sans doute plus important, cest quavec le développement des technologies de linformation et, particulièrement du traitement de texte, dans un sens très général, on exigera de plus en plus de tous ceux qui uvrent sur le marché linguistique (rédacteurs(-trices), réviseur(-e)s, journalistes, traducteurs(-trices), secrétaires spécialisé(-e)s, etc.), le respect de normes strictes, allant de lorthographe et de la typographie jusquà lutilisation de sous-langages (cf. le Nortel Standard English) pouvant être traduits automatiquement dans plusieurs langues.
Bibliographie :
Dugas, André. 1997. Le guide de la ponctuation, Montréal, Les Éditions Logiques.
Jacquenod, Raymond. 1993. La ponctuation maîtrisé, Alleur, Marabout.
Doppagne, Albert. 1984. La bonne ponctuation, Paris, Duculot.
Drillon, Jacques. 1991. Traité de la ponctuation française, Paris, Gallimard.
Saffache, J.-C. 1990. Lexique des règles typographiques, Paris, Imprimerie nationale.
Dionne, P. 1990. Guide pour la rédaction et la révision linguistique, Québec, Les Publications du Québec.
Bref historique
Les premiers signes de ponctuation ont été utilisés il
y a bien longtemps. On distingue trois étapes de
lévolution de la ponctuation: celle qui a
précédé et suivi limprimerie (Gutenberg à la
fin du 15ème siècle), celle qui couvre les XVIIIe et
XIXe siècles et, enfin, celle qui marque le XXe
siècle. Pendant la première période, on ne sest
servi que des trois signes de base : le colon, devenu le point [.],
le comma, devenu les deux-points [:] et la virgule [,]. Cette division
tripartite représente les trois fonctions de la ponctuation que nous
aborderons plus bas. De façon secondaire, trois autres figures de points
sutilisent : le point-virgule [;], le point dexclamation [!] et les
parenthèses [()]. Dautres signes font leur apparition pendant
létape suivante (XVIIIe et XIXe). Les
grammairiens de la deuxième période définissent la
ponctuation en fonction des besoins des lettrés dalors qui
faisaient la lecture à haute voix : les signes étaient
placés pour simuler lintonation et la pause de la voix. De nos
jours, le nombre des signes de ponctuation sest accru et la panoplie des
caractères spéciaux sest considérablement
élargie. La ponctuation nest plus le domaine réservé
des gens de lettres et des gens du livre : la diffusion des signes, anciens et
nouveaux, se fait largement grâce aux machines à traitement de
texte.
Espace, titres et textes
Il y a un rapport entre la disposition spatiale du texte et la ponctuation. Cest ainsi que labsence totale de ponctuation peut se justifier par la disposition du texte. Ainsi, les titres de journaux ont-ils une syntaxe et une ponctuation particulières. On recommande de séparer par une virgule les éléments générique et spécifique dune raison sociale quand ils sont inscrits à lhorizontale mais, à la verticale, on ninscrit pas de virgule, tout comme pour une inscription sur un monument :
| GUY LEBLANC, SCULPTEUR |
GUY LEBLANC SCU LPTEUR |
Le blanc, cette petite espace
Par écrit, nous noterons le blanc : í
Ex. : « í Vous y croyez, í nest-ce pas í ? í » |
Règle 1 : Le blanc ou espace (féminin ou masculin en typographie) est obligatoire après tous les signes [ , : ; ? ! « » ( ) [ ] - ] sauf en fin de texte.
Règle 2 : (priorité à droite) Lorsquune ponctuation est suivie dune autre ponctuation, cest la règle de la ponctuation qui suit qui a préséance[1] :
| Ex. : « íIl lit quoi í ? í » |
Trois grands types de ponctuation
Définissons une phrase comme ce qui contient un verbe à temps conjugué (indicatif, subjonctif ) ou comme le résultat de phrases coordonnées par une conjonction. On peut distinguer les trois types suivants :
1. Les ponctuations qui peuvent servir à séparer des phrases [ . ? ! ] |
Soulignons que plusieurs ponctuations ont une fonction secondaire dans le mot plutôt que dans la phrase (ex. : le point dans un abréviation, le point de suspension dans un mot : ex. Va ch !).
Les signes de ponctuation de la phrase, tels que nous allons les présenter, sont décrits en relation avec la structure phrastique. Poser que le point sert à marquer la division des phrases entre elles entraîne que la maîtrise de lusage de ce signe ne pourra se faire sans des analyses de base de la phrase. Les phrases du texte suivant sont toutes typiques :
Lérable à sucre est un de nos plus grands arbres. Il atteint généralement vingt-sept mètres de haut et peut sélever dans certaines circonstances favorables jusquà quarante mètres. Son diamètre est alors de cent vingt centimètres. Les forestiers emploient le sigle HPH (hauteur à poitrine dhomme) pour désigner le lieu du tronc où lon mesure le diamètre ou la circonférence dun arbre. Un érable à sucre vit en moyenne deux cent cinquante ans. Certains individus vivent jusquà quatre cents ans. Mais leur croissance diminue beaucoup après cent cinquante ans. |
On se rend compte quil ny a quun signe de ponctuation qui les marque : le point qui sépare une phrase dune autre. Tous les autres signes de ponctuation sont inutiles dans des phrases de ce type, lauteur en a-t-il jugé ainsi. Le point sert donc à découper un texte en phrases.
Nous posons au départ que le point sert à distinguer des phrases et que les autres signes de ponctuation de la phrase marquent les relations que des parties de la phrase entretiennent entre elles. Dans la mesure où la ponctuation reflète les relations syntaxiques de la phrase, elle sapplique dune façon méthodique. Elle relève donc des recherches faites en grammaire et doit favoriser lapprentissage du français, en écriture et en lecture.
Le point . í
Un(-e) espace après, aucun(-e) avant :
|
Dugas présente le [.] comme une ponctuation neutre qui sépare les phrases du texte en les terminant.
Les ponctuations de même fonction que le point [ ! ? ], qui peuvent terminer les phrases, ont en plus une fonction interrogative, exclamative, non conclusive. Par conséquent, le point napparaît pas dans les titres contrairement à [ ! ? ], lespace jouant le rôle du point :
Je suis comme une truie qui doute |
Par convention, toute phrase terminée par [ . ! ? ] commencera par une majuscule. Notons que le point dabréviation est absorbé par le point final et le point final est absorbé par [ . ! ? ].
Le point dans le mot : Le point apparaît également dans une abréviation. Il faut distinguer labréviation du sigle et de lacronyme :
|
|
Exercices
A. Comment doit-on abréger les mots suivants ?
B. Comment doit-on ponctuer les abréviations suivantes (indiquez les espaces) ?
Une espace (fine) avant, une espace après.
Le point dinterrogation ponctue linterrogation directe signalée soit par la présence de pronoms interrogatifs (qui, que, quoi ), par une inversion (est-ce que, vient-elle). Un mot seul peut être ponctué :
- Chérie ? |
On ne met jamais le [? ] dans une interrogative indirecte :
|
Si la question est sans réponse, on peut retrouver le [ ! ] :
|
Peut être suivi dun verbe « élocutif » comme « demander ». Ce sont les mêmes verbes qui introduisent un discours rapporté et qui demandent, lorsquils précèdent, la présence des [ « » ] :
|
(Dugas) Le point dexclamation est une sorte de codage de certains contours dintonation de la phrase, semblable au procédé qui vaut pour linterrogation. Il sagit de « traduire » létonnement, la stupéfaction, la surprise, lemportement, lémerveillement, la peur, le refus, linterdiction, etc. Cest un signe plus « pragmatique » que syntaxique qui semploie beaucoup comme signe du mot :
|
Ils sont composés de trois points consécutifs. Comme lapostrophe, cest un signe délision. Il indique que du matériel linguistique a été soustrait dans la phrase pour lune ou lautre des principales raisons suivantes :
1. Un auteur juge que la suite dune énumération, composée déléments du même ordre, est peu importante et quil désire en épargner la lecture ; il la termine abruptement par trois points de suspension:
2. Dans une citation, du texte, un ou un groupe de mots a été retiré. Lauteur insère à cet endroit les trois points entre parenthèses( ). Léditeur ou le commentateur utilisera les crochets [...] dans le cas où il retire quelques mots ou une portion plus importante de texte :
3. Linterlocuteur a été interrompu, sest interrompu volontairement ou ne dit rien :
4. Une autre valeur des points de suspension est extralinguistique ils servent à indiquer que le locuteur marque une hésitation et que la narration est rompue, pour toutes sortes de raisons, pendant un certain laps de temps :
|
Remarques :
Il est assez facile de trouver des contextes où les points de suspension peuvent être remplacés par « etc. ». Lemploi conjugué de « etc. » avec les points de suspension, « etc.... » ou « etc... », est cependant fautif car cest lun ou lautre. Les points de suspension qui suivent un autre signe de ponctuation ne sont pas séparés par un blanc.
Une espace (fine) avant, une espace après.
Dans lédition générale en France et au Québec, on retrouve un(-e) espace avant. Cet(-te) espace peut-être un(-e) demi(-e) espace. Cependant, le Guide pour la révision et la rédaction linguistique du gouvernement québécois et le Multi-dictionnaire ne mettent aucun(-e) espace avant.
Donc : « Tu pars í ; í je reste. » ou « Tu pars;í je reste. » selon lemployeur. |
1. Le point-virgule est utilisé entre phrases « coordonnées » ou « juxtaposées ». Il joue donc un rôle semblable aux conjonctions de coordination comme mais, et , ou, ni |
Mais, toutes les phrases dun texte ne sont-elles pas « coordonnées » ou « juxtaposées » ? Pour plusieurs grammairiens le [ ; ] marque un rapport étroit entre deux phrases. Or, on peut dire la même chose de toutes les phrases dun texte. Quelle est alors la différence entre [ . ] et [ ; ] ? Essayons de préciser.
Les phrases doivent être en rapport dopposition, de contraste, (=mais) comme dans les exemples suivants :
![]()
Le religieux procède du sacré ; le politique ne peut sen
passer.
Alain-Gérard Slama, LAngélisme exterminateur
![]()
Les uns concluent que Georgina a été la proie dune
hallucination ; dautres estiment plutôt que leur belle
voisine est un champ de canne à sucre qui na pas été
arrosé dans les derniers temps et qui hurlait à la
bénédiction de leau fraîche et mâle.
(René Depestre, Alléluia pour une femme jardin)
![]()
Il en est datroces ; et dautres dune bouleversante
douceur.
Marguerite Yourcenar, Mémoires d Hadrien.
Dès que je me trouve devant la page blanche,
aucune créature inventée ne me sollicite plus, ne
mintrigue plus, ne me dicte plus son histoire ; mais,
ce qui meût permis de lui donner vie, je le détiens encore
et plus que jamais.
(François Mauriac, Le Nouveau BlocNotes, 1961 - 1964)
Sans doute tout nest pas égal dans ce petit
livre, encore que je nen voulusse rien retrancher ; mais
les plus belles pages sélèvent à une beauté
si surprenante que lon oublie le mal quon eut parfois à les
atteindre [
]
(Gide, Journal)
Pointe-aux-Trembles la riche et francophone; Petite Patrie la
pauvre.
(La
Presse, 3 oct.1998)
2. Le point-virgule peut encore marquer la relation étroite entre des moments différents dune même action, qui se reconnaît par des marques syntaxiques évidentes comme des pronoms ou des déterminants en coréférence (=qui désigne la même chose) : |
![]()
La montre a cessé dêtre signe de pouvoir ; le
détenteur de montres ne peut plus quêtre à
lheure.
(Jacques Attali, Histoires du temps)
Les pages les mieux réussies sont celles où il
garde le mieux le ton et lallure de la conversation ; certaines,
en ce sens, sont à peu près parfaites [
]
![]()
Gide, Journal
3. De la coréférence, on peut passer à la répétition ou à ce que certains appellent le parallélisme, i.e. une répétition de structure : |
Plus la religion du devoir samenuise, plus nous
consommons de la générosité ; plus les valeurs
individualistes progressent, plus les mises en scène
médiatiques des bonnes causes se multiplient et font audience.
(Gilles Lipovetski, Le Crépuscule du devoir)
Cette répétition de structure est évidente entre phrases où il y a ellipse du verbe (le verbe répété est remplacé par [ , ] : |
Ma sur choisit la poupée ; mon frère, le train
électrique ; moi, la toupie à musique.
DAnnunzio, plus pincé, bridé,
crispé, plus réduit, et aussi plus sémillant que jamais.
Loeil est sans bonté, sans tendresse; la voix plus cajoleuse que
vraiment caressante; la bouche moins gourmande que cruelle; le front assez
beau.
![]()
Gide, Journal
![]()
Il était heureux que la voiture fût disponible ; quelle
fût en état de marche ; que le plein dessence eût
été fait ; quil y eût un chauffeur.
Raymond Jacquenod, La ponctuation maîtrisée
Et Jean avait pris lhabitude de peser les nombreux amants de sa mère sur sa balance à lui deux sous, quand elle ne poussait quun petit gémissement ; cinq, quand elle allait jusquau cri; dix, quand elle se mettait à chanter.
Noel Audet, Frontières ou Tableaux dAmérique
Si la joie dun bal eût reflété ses
teintes rosées sur ce visage pâle; si les douceurs dune vie
élégante eussent rempli, eussent vermillonné ces
joues déjà légèrement creusées; si
lamour eût ranimé ces yeux tristes, Victorine aurait pu
lutter avec les plus belles jeunes filles.
Honoré
de Balzac, Le père Goriot.
La fonction dopposition, de contraste et de parallélisme de structure explique lapparition de [ ; ] entre les conjonction qui exprime une corrélation : |
|
4. Super-énumération : Comme une énumération peut être considérée comme un cas dellipse, on retrouvera le [ ; ] en compétition avec la [ , ]. Cependant, on utilise le [ ; ] pour une énumération de syntagmes longs (verbe à linfinitif, N + relative) ou dans une énumération verticale, généralement avec puces ou numéros : |
James Rousselle, Nouveaux Parcours |
Lamant erre sans cesse entre ces trois idées :
1. Elle a toutes les perfections ; Stendhal, De lamour |
Remarque : Une liste verticale dattendus dans un procès-verbal sera ponctuée par le [ ; ], avec ou sans numéros.
Exercice : Expliquez pourquoi Jacques Drillon (1991. Traité de la ponctuation française, Gallimard) porte le jugement suivant : « Dans cet autre exemple, un point-virgule eût rendu clair le parallélisme de la construction :
Paul Fournel, Les athlètes dans leur téte. » |
Cas limites : Évidemment, il existe des cas limites. Parfois une même action (on étire la coréférence) ou une coréférence avec phrase courte. |
Il a déclaré í : í « í Le régime Montignac ma fait perdre du poids.í »
Les deux-points peuvent parfois être confondus avec le [ ; ] puisque les deux signes peuvent apparaître entre des phrases juxtaposées. Commençons par les cas où il ny a aucune confusion possible.
1. Discours direct : Avec des verbes de « communication » comme dire, déclarer, répondre, apprendre Dans ce cas, les [ : ] ont le sens du verbe être. On met « » et le 1e mot en majuscules. |
Ex: Il a déclaré í : í « í Le régime M ma fait perdre du poids.í »
|
Par extension, tout un dialogue et, alors, pas de « » parfois même discours indirect.
2. Les [ : ] dénumération : Là aussi, les [ : ] ont le sens du verbe être ou, plus abstraitement, le sens de légalité=. |
Jaime les aliments à saveur marquée : le piment rouge, le raifort et lail. |
Extension :
![]()
Au téléphone, il résuma ce quil venait
dapprendre des otages : peu de choses.
(Malraux, Romans)
![]()
Dehors, je comprends la cause de son trouble : dAnnunzio
lenlève dans son automobile.
(Gide, Journal)
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Ex. : blablabla.
Lénumération doit être correctement introduite par suivant, voici, ce(-s,-tte), ou les suivi dun nom et dadjectif (s) précis (restrictif) : |
Caca : Jaime les aliments : le piment rouge, le raifort et lail. |
Caca : Dans son sac, il transportait : du piment rouge, du raifort et de lail. |
3. Les [ : ] amènent également des éléments de cause, dexplication (car, parce que, puisque) ou de conclusion (donc, par conséquent). Voici un exemple qui illustre la différence entre les [ : ] et le [ ; ] : |
|
Marina Yaguello, Le Sexe des mots |
|
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|
La carlingue bondit dans la flamme, qui se tordit sur
elle-même, sécrasa, jaillit de nouveau en chantant :
lavion capotait. |
|
La clarté était telle quelle
léblouissait : sa surprise fut extrême. |
Exercice : Drillon p.393
Discours rapporté (direct). Le discours direct doit être textuel.
Il rétorqua aussitôt : «í Ah ! putain ! Mfais pas chier ! í ».
Lauteur se sert des chevrons pour rapporter ce que quelquun dautre, en général ou en particulier, sans se prononcer sur la vérité ou la réalité du mot ou de lexpression. Ne se prononçant pas, lauteur se trouve à prendre ses distances du mot ou de lexpression :
Cétait lhistoire classique dun fils à papa riche qui navait eu quà payer des domestiques et des cuisiniers, le moins cher possible, pour amasser un « honnête » capital.
Pierre
Léon, Sur la piste des Jolicoeur
Dugas (p.83) présente les tirets comme léquivalent « moderne » des deux virgules. Ils servent à isoler des compléments optionnels sauf la relative appositive :
Elle passait ses journées entières sous loccupation à noircir des feuillets.
Alain Fournier, Le Grand Meaulnes
Membre gauche : espace avant, pas despace après
Membre droit : pas despace avant, espace après
Stephen Flemingí (Jeremy Irons)í vit une liaison fatale avec Anna Barton, la fiancée de son filsí (Juliette Binoche).
En concurrence avec la [ , , ], les parenthèses et les crochets, mettent en retrait une information supplémentaire qui sintègre mal syntaxiquement à la phrase. Ainsi, dans lexemple précédent, si on avait utilisé les virgules plutôt que les parenthèses, on aurait obtenu leffet incorrect dune énumération. Si on connaît pas Irons et Binoche, la phrase est encore plus incongrue : personnages et acteurs sont alors confondus.
??Stephen Fleming, Jeremy Irons, vit une liaison fatale avec Anna Barton, la fiancée de son fils, Juliette Binoche.
Les dessins, gravures, estampes (150 000 environ) témoignent aussi dune évolution.
Article sur le Louvre
Sil naccomplissait pas les prescriptions quil sétait imposées, il sen punissait par des châtiments : corporels (se lever une heure plus tôt quà lordinaire), ou spirituels (se réconcilier avec un adversaire, ne pas lire un livre dont il avait envie).
Marcel Arland, LOrdre
Le discours populiste de Christoph Blocher, député de Zurich, a fait florès. Surtout au sein de la communauté alémanique, redoutant dêtre diluée dans lAllemagne voisine et de perdre, au sein de la Confédération, les atouts que lui procure son statut majoritaire (les Alémaniques, germanophones, représentent 70% des 6,8 millions de Suisses).
Alain Louyot, « Le réflexe du hérisson », LExpress
Dans lexemple suivant, lécrivain se sert des parenthèses pour ajouter une information qui naurait pu être syntaxiquement intégrée à laide de virgules et pour souligner que linformation ne sintègre pas non plus au plan du contenu (doux et humain, bagne et guillotine) :
Cest au reste une tradition de geôle et de chiourme qui ne sest pas perdue, et que les menottes conservent encore précieusement parmi nous, peuple civilisé, doux, humain (le bagne et la guillotine entre parenthèses).
Victor Hugo, Notre-Dame-de-Paris
On retrouve les parenthèses dans les scripts de films ou au théâtre pour souligner que les indications scéniques se situe à un niveau différent du texte. On parle alors de didascalies :
ULYSSE : Du courage Allons-y. (Il fait un premier pas).
Jean Giraudoux, La guerre de Trois naura pas lieu.
Linformation supplémentaire peut être un mot, une partie de phrase ou plusieurs phrases, ce que la virgule ne permet pas.
Évidemment, il y a des cas limites où on aurait pu utiliser la [ , , ]. Dans les exemples suivants, les auteurs auraient pu se servir des virgules ; mais, ils leur préfèrent les parenthèses pour bien distinguer le monde présent du monde passé, le rêve et la réalité :
Ce restaurant (lequel existe encore) portait le même nom que la rue habitée par Odette.
Marcel Proust, Du côté de chez Swann
Elle déjeuna (comme souvent dans ses rêves) rue Royale.
F. Mauriac, Thérèse Desqueyroux
(R. Jacquenod) Les parenthèses, qui permettent dintroduire « un discours dans le discours », sont pour les écrivains un moyen commode et souvent employé pour intervenir dans leur propre récit. Il se produit alors comme une interruption, un entracte dans la narration, au cours duquel lauteur semble quitter son sujet et vient nous faire personnellement une confidence. Nous sentons un rapprochement, une complicité entre lui et nous : un bon moyen de sattacher son lecteur !
Il sagit bien dune interruption, de deux plans différents. Mais, comme la « voix off » au cinéma, les [ ( ) ] peuvent abolir une distance entre lauteur et le lecteur, alors que les [ « » ] peuvent marquer la distance que prend lauteur quant au contenu de linformation.
Les crochets [ [ ] ] sont utilisés pour commenter un texte dont on nest pas lauteur. On les utilise pour préciser la référence dun nom ou dun pronom lorsquon cite un passage dun ouvrage ou lorsquon a omis une partie du passage :
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Il [le peintre] avait oublié davertir la femme de ménage [ ]. Elle eût la surprise de sa vie.
![]()
![]()
Nous suivrons Dugas en distinguant deux grandes fonctions de la virgule : la mise en retrait de mots ou constituants optionnels de la phrase (généralement par [ , ,]) et, dautre part, lellipse et lénumération [,]. Commençons par le second emploi.
A. Lellipse et lénumération :
La virgule simple [,] sépare les membres dune énumération. Les membres de lénumération doivent partager la même fonction syntaxique dans la phrase (sujet, objet direct, objet indirect, circonstanciel, compléments du nom, groupe verbal ou phrases courtes, etc.) :
Vincent, Paul et les autres dîneront dans le salon, sur la terrasse ou chez Maxime.
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ; (Phèdre)
Il est bleu, blanc et rouge.
Elle avançait doucement, sans faire de bruit, flairant le danger.
La virgule simple [,] signale lellipse (la disparition) dun élément de la phrase (généralement le verbe) :
Vous possédez tout ; moi, rien. (ellipse de je ne possède)
X. coupe les cheveux entre quatre pour en avoir plus ; Y., pour se faire valoir.
![]()
Dans lellipse et lénumération, la virgule signale un constituant absent. Cest évident dans le cas de lellipse. Dans lénumération, le constituant absent est le reste de la phrase : Il est bleu, il est blanc et il est rouge.
B. La mise en retrait :
La virgule et surtout les [ , , ] met en retrait un élément optionnel de la phrase (sujet ou objet, complément circonstanciel, incise, relative, adjectif, nom, groupe prépositionnel en apposition ). Par optionnel, il faut comprendre que la phrase serait syntaxiquement correcte sans cet élément. Cet élément mis en retrait peut apparaître à divers endroits dans la phrase (sauf pour la relative).
Sujet : Jaime quand vous souriez,
Abel.
Chérie, tu me les gonfles !
Lamour, cest la salutation des anges aux
astres. (Victor Hugo, Les Misérables)
Objet direct ou indirect :
Ton ami, je le connais : je lui ai prêté
un disque.
Un
complément circonstanciel (et même un objet indirect) peuvent
être optionnels ou obligatoires. Avec un verbe de mouvement (ex.
sauter, courir, aller, venir
), le complément circonstanciel
dénote le but du mouvement. Dans ce cas, il est obligatoire comme le
serait un objet direct et apparaît après le verbe sans
virgules. Observez la différence de sens entre (a) et
létrange (b) :
a) Quelques instants plus tard, le suspect sautait dans sa voiture pour se rendre chez le défunt.
b) ??Quelques
instants plus tard, dans sa voiture, le suspect sautait pour se
rendre chez le défunt.
Ce qui fait vraiment la différence, cest lutilisation des virgules : (c) nest pas mieux que (b) :
b) ??Quelques
instants plus tard, le suspect sautait, dans sa voiture, pour se
rendre chez le défunt.
En (b) et en (c), sauter a un sens intransitif (soit sauter de haut en bas sur place ou être victime dune explosion), alors quen (a), il est synonyme de monter, « embarquer » dans sa voiture.
Lorsquun complément circonstanciel est obligatoire, il apparaît après le verbe sans virgules. Lorsquil est optionnel, il est encadré par les virgules et peut se déplacer à plusieurs endroits dans la phrase.
Les phrases suivantes sont-elles correctes ? Justifiez.
1. Le suspect connaissait, sa victime.
2. Le suspect, connaissait sa victime.
3. Je lui ai demandé, qui il était.
Ce qui vient dêtre dit est valable pour les compléments du nom également (adjectifs, groupes prépositionnels, les relatives et les nom en apposition). Dans ce cas, on doit distinguer entre complément restrictif (ou épithète) et complément non restrictif (appositif).
![]()
Les employés embauchés en septembre ont été mis à pied.
=> parmi
lensemble des employés, ceux qui ont été
embauchés en septembre ont été mis à pied (mais
pas ceux qui ont été embauchés avant septembre).
Les employés, embauchés en septembre, ont été mis à pied.
=>
tous les employés ont été mis à pied et tous les
employés ont été embauchés en septembre.
(,) Embauchés en septembre, les employés ont été mis à pied.
=> tous les employés ont été mis à pied et tous les employés ont été embauchés en septembre.
![]()
Les syndicats qui sont démocratiques défendent les droits des citoyens.
=> parmi lensemble des syndicats, ceux qui sont démocratiques défendent les droits des citoyens (mais pas ceux qui ne sont pas démocratiques).
Les syndicats, qui sont démocratiques, défendent les droits des citoyens.
=> Tous les syndicats sont démocratiques et tous défendent les droits des citoyens sans restriction.
Lemploi
dune seule virgule lorsque le circonstanciel est début ou en fin
de phrase peut être expliqué par un effacement de lune des
deux virgules en début ou en fin de phrase. La preuve en est que
lorsquil y a conjonction, la deuxième virgule refait
surface :
Au cours de la nuit, elle tomba malade.
Elle vida le contenu du flacon et, au cours de la nuit, elle tomba malade.
![]()
Les phrases suivantes sont-elles correctes ? Justifiez.
1. Tous ceux, qui ont échoué à lexamen, ont droit de reprise.
2. Jai des bonbons pour les enfants qui sont dans ma poche.
3. Chambre à louer pour homme seul avec Jaccuzi.
Incise et vocatif : Dans un dialogue, on parle et à quelquun. On pourrait mettre il dit devant chaque phrase dun dialogue et il y a toujours un destinataire de ce dialogue. Ces éléments implicites (donc optionnels) peuvent refaire surface :
Chérie, jai gonflé les enfants, lança-t-il.
Exercices :
1. Ponctuez à laide de [ : ] [ , ] ou [ ; ] sil y a lieu. Indiquez les espaces. Justifiez.
a) Elle était enfin satisfaite elle avait réussi son examen.
b) À présent Gilbert navait plus que méfiance pour la religion rien navait remplacé son ancienne croyance.
c) Un proverbe le dit pauvreté nest pas vice.
d) La reprise aux U.S.A. qui semble désormais assez solide pour que notre journal lausculte ne sera pas trop forte.
e) Vous êtes vous le premier responsable.
f) Vous êtes-vous rendu compte de votre responsabilité ?
g) Veuillez faire savoir à nos représentants en province que la réunion a eu lieu et que le rapport a été publié.
h) Ce qui constitue lessentiel de notre projet cest que la gestion sera assurée par une entreprise sous-traitante.
i) Vous souhaitiez la grève du spectacle. Les acteurs en grève n ont pas joué comme vous le souhaitiez.
j) Lépargne produit laisance la prodigalité la misère.
2. Des deux phrases suivantes, laquelle est bien ponctuée ? Justifiez.
a) Les légumes, qui contiennent des colorants artificiels, ne doivent pas être consommés.
b) Les légumes qui contiennent des colorants artificiels ne doivent pas être consommés.
3. Des deux phrases suivantes, laquelle correspond au sens de il est mort de mort naturelle ?
a) Il est mort naturellement.
b) Il est mort, naturellement.
Les circonstanciels précédant une phrase en inversion ne prennent pas de virgule: Durant lété 89 avait éclaté laffaire Ochoa. Incorrect : Durant lété 89, avait éclaté laffaire Ochoa.
Les moutons noirs : [Et, ou, ni], [mais, car, or, donc].
Les ouvrages sur la ponctuation sembrument profondément lorsquon approche de ce terrain marécageux. Pour y voir un peu plus clair, il faut distinguer les trois fonctions suivantes. Nous montrerons que la complication vient du fait que [mais, car, or, donc] peuvent avoir deux de ces fonctions :
A) les conjonctions de coordination (et, ou, ni) ;
B) les adverbes (ainsi, déjà ) ;
C) les conjonctions de subordination (lorsque, parce que, si ).
A) Les conjonctions de coordination (et, ou, ni) peuvent conjoindre des constituants de même nature : noms groupe nominaux, groupe verbaux, adjectifs, phrases, verbes, etc. Traditionnellement, on considère que les éléments conjoints sont de même niveau alors que dans la subordination, le subordonné est le complément de lautre :
Il naime ni danser le ska ni chanter du blues.
Il naime ni Julie ni Nathalie.
Danser ou/et chanter suffit(-sent) pour tenir en forme.
Julie ou/et Nathalie aime(nt) nager.
Règle : Pour ce groupe, la règle est simple : on ne met pas de virgule à moins quils ne soient répétés (cas dénumération). Pour ni, on considère que plus de deux occurrences constitue une énumération :
Ni lor, ni la puissance, ni la gloire ne suffiront à le convaincre.
Il aime (, et) le ska, et le blues, et le trip-hop.
Remarque : Évidemment, et peut être suivi dun circonstanciel qui sera entouré de ses virgules. Ex. : Il dormait depuis longtemps et, un jour, la réalité devait le rattraper.
B) Les conjonctions de subordination sont suivis, en général, de que Phrase. Parfois le que disparaît avec certaine conjonctions (ex : si). Dans ce cas, on ne met aucune virgule après la conjonction. Et devant, quest-ce quon met ? Une subordonnée est une circonstancielle. La réponse est donc : tout dépend si cette circonstancielle est obligatoire (a) ou optionnelle (b) :
Incorrect : *Je reviendrai lorsque (après que), tu te seras calmé(e).
a) Je reviendrai lorsque (après que) tu te seras calmé(e).
=> Je ne reviendrai quà ce moment-là (obligatoire)
b) Je reviendrai, lorsque (après que) tu te seras calmé(e).
=> je reviendrai, cest sûr et , probablement, lorsque tu te seras calmée. (optionnel)
C) Les adverbes, comme tous les circonstanciels, peuvent apparaître en tête de phrase, encadrés obligatoirement par des virgules (ou suivis dune virgule).
Il opéra soigneusement la patiente et, après, il retourna calmement chez lui.
Le cas de [mais, donc, or, car] semble complexe parce que ces éléments peuvent fonctionner comme adverbe ou comme conjonction de subordination, tout comme alors, après, avant, depuis, puis/puisque,
Comme adverbes en tête de phrase, ils doivent être suivis dune virgule :
Donc, tu pars demain ?
Alors, tu pars demain ?
Mais, où vas-tu comme ça ?
Remarque : Comme adverbe, donc peut apparaître après un verbe, généralement sans virgules :
Jai donc fait le tour de la chambre.
Jai aussitôt fait le tour de la chambre.
[mais, donc, or, car] peuvent aussi être employés comme conjonction de subordination et, dans ce cas, ne seront pas suivis de virgule mais pourront en être précédés selon quils sont optionnels ou non :
Je pense donc je suis.
Je peux dire que je pense parce que jexiste.
=> Cest parce que je pense que je peux dire que jexiste. (obligatoire)
Je pense, donc je suis.
=> Je constate que je pense et jen conclus que jexiste.
La distinction est parfois ténue et dépend souvent du (con-)texte. Cependant, lutilisation de la virgule est cohérente : lorsque [mais, car, or, donc] sont utilisés comme conjonction de coordination, ils deviennent des circonstanciels.
Mais et donc peuvent être employés dans une fonction qui se rapproche de la coordination, mais de façon plus contrainte (comme, dailleurs, plusieurs conjonctions de subordination):
Heureux, puisque guéri, notre héros mordit à belles dents dans la vie.
Heureux, mais pas idiot, notre héros mordit à belles dents dans la vie.
Jules et Jim aiment Marie.
*Jules mais pas Jim aime(-nt) Marie.
Dans ce genre de structures, ils demeurent des conjonctions de subordination et, lorsquils suivent le verbe, ils peuvent être obligatoires ou optionnels :
Elle la trouvé triste mais pas suicidaire.
Elle la trouvé triste, mais pas suicidaire.
Le vocatif et lincise :
On retrouve parfois le terme vocatif pour désigner la personne à qui on sadresse. Lincise est généralement un verbe délocution, synonyme de parler, dire (lancer, reprendre, rétorquer, glapir ). En fait, ce sont des éléments sous-entendus dans toute communication : on dit quelque chose à quelquun. On peut toujours les rendre explicites mais ils seront optionnels et entre virgules.
La personne à qui on sadresse :
Chérie, jai gonflé les enfants.
Jai gonflé les enfants, Chérie, .
Le sujet, les objets directs ou indirects détachés de la phrase :
Le salaud, il la eu, son poste !
Inversion : Durant lété 89 avait éclaté laffaire Ochoa.
Les circonstanciels peuvent être des adverbes : Hier, Demain, tout à coup, justement,
Enfin, la virgule ne devrait pas être utilisée avec les conjonctions et, ou, ni. Ce sont de véritables conjonctions qui réunissent des noms, des adjectifs, groupes prépositionnels, des phrases contrairement à mais, car qui sont à ranger avec les conjonctions de subordination qui peuvent être utilisés avec ou sans virgule.
À la différence
- Quand le suspect est-il parti ?
- Le suspect est parti à 8h.
-?? Le suspect, à 8h., est parti.
Ce restaurant (lequel existe encore) portait le même nom que la rue habitée par Odette: Lapérouse.
(Marcel Proust, Du côté de chez Swann.)
On les invite à entrer ; ceux-ci ne se laissent pas prier.
jean Provencher
Les Quatre Saisons dans la vallée du Saint-Laurent
Les fausses gardes sont des feuilles blanches qui précèdent et suivent la partie imprimée ; leur rôle est de protéger tout en habillant le texte.
Oscar Beausoleil
Reliure-dorure
« Il y a du bon là, dit-il en se frappant le cur ; je nai jamais trahi personne »
Honoré de Balzac
Le Père Goriot